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La pression s'accentue sur la formation d'un gouvernement

La Banque nationale, le FMI, le Premier ministre... tout le monde presse les sept partis à trouver un accord de gouvernement le plus tôt possible. Pour éviter que les marchés ne s'inquiètent vraiment du sort de la Belgique.

La Belgique a grand besoin d’un gouvernement et il est temps dès lors de siffler la fin de la récréation. C’est le message sous-jacent à plusieurs déclarations formulées en ce début de semaine.

À commencer par la Banque nationale lors de la présentation des prévisions semestrielles pour l’économie belge lundi. Le gouverneur Guy Quaden estime qu’en dépit de paramètres économiques encourageants pour notre pays, il serait "pas mal d’avoir un gouvernement dans les prochaines semaines" afin de pouvoir lancer le processus d’assainissement budgétaire. "Plus vite ces efforts seront réalisés, plus ils seront supportables. Plus longtemps on attend, plus ce sera cher et douloureux", prévient-il.

Autre signe qui ne trompe pas, les experts du Fonds Monétaire International (FMI), actuellement en mission en Belgique dans le cadre de la rédaction de leur rapport annuel sur l’économie belge, rencontreront jeudi soir le conciliateur royal Johan Vande Lanotte. Ils ont également demandé à voir les présidents de la N-VA, Bart De Wever, et du PS, Elio Di Rupo.

De son côté, le Premier ministre Yves Leterme indique dans les colonnes du journal "Le Soir" lundi qu’"il faut un gouvernement le plus vite possible". Et il invite les deux vainqueurs des élections "à se démener un peu". Quant au ministre des Finances Didier Reynders, il a confié au quotidien "De Morgen" que l’enlisement des négociations politiques pourrait susciter "un climat psychologique, source de difficultés dans quelques semaines" sur les marchés financiers.

"Il faut un accord institutionnel dans les trois semaines, le temps presse terriblement", a abondé la présidente du cdH, Joëlle Milquet, dans De Standaard. Elle estime que "tout est sur la table" mais que les sept partis sont dans "l'absence totale de confiance".

La semaine dernière, la fédération patronale flamande, le Voka, avait déjà lancé un appel en ce sens, invitant le PS et la N-VA à prendre leurs responsabilités et à conclure un accord.

On le voit: autant l’euro a pu constituer un parapluie efficace, évitant à la Belgique d’être attaquée sur sa monnaie comme ce fut le cas avant l’euro, autant aujourd’hui, cette protection a atteint ses limites et risque même de se retourner contre notre pays.

 

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