"La propagande officielle de Daech diminue"

Paul Van Tigchelt, dirige l'OCAM depuis 2016. ©Photo News

L'OCAM fait actuellement face à des retours "au compte-gouttes" de Belges partis en Syrie. Parmi eux, de nombreuses femmes et enfants. Point positif: la propagande de l'Etat islamique est plus rare; de quoi peut-être réduire les élans terroristes des personnes influençables.

Paul Van Tigchelt dirige l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace -OCAM- depuis le 1e janvier 2016. Il affirme que si 2017 n’a pas été une annus horribili comme 2016 avec les attentats de Bruxelles, il fait face désormais à une menace plus confuse, plus complexe. "Nous n’avons plus de commandos formés en Syrie. Nous avons aujourd’hui des personnes téléguidées ou inspirées par Daesh", explique-t-il dans la matinale de Bel RTL.

Le patron de l’OCAM dit aussi qu’en termes des "returnees", les retours s’opèrent au compte-gouttes. L'OCAM estime à 140 le nombre de Belges encore en Syrie. Il ne connaît toutefois pas le nombre exact de survivants. Beaucoup de femmes et d’enfants tentent de rentrer. "Nous n’avons pas d’indication qu’ils aient des intentions terroristes mais nous travaillons avec eux. Surtout avec les enfants qui ont vu là-bas des atrocités, ont été formés militairement ou sont endoctrinés."

Sur la question du niveau de la menace, la situation est étudiée chaque mois. "Pour la 1e fois la propagande officielle de Daech diminue. On peut donc espérer que les personnes vulnérables inspirées par Daech trouveront moins sexy de faire des attentats."

En attendant, OCAM veut évoluer vers plus de transparence. L’organe va développer un site internet où il ne sera pas question de publier "tous les secrets d'Etat". L’objectif est d’expliquer le niveau de la menace ou encore la situation des FTF (Foreign Terrorist Fighters). 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content