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La réduction de la facture énergétique cible les bas revenus

La déclaration de politique générale du Premier ministre est attendue mardi à la Chambre. ©BELGA

Le gouvernement se rapprochait d'un accord ce lundi soir. Notamment sur la façon de réduire la facture énergétique des bénéficiaires du tarif social.

Le suspense était à son comble lundi soir alors que les vice-Premiers ministres de la Vivaldi mettaient, avec Alexander De Croo, la dernière main au budget 2022 et aux mesures socio-économiques qui l'accompagneront. Ce paquet global doit construire le discours de politique générale que doit prononcer le Premier ministre ce mardi à la Chambre. Que sait-on?

Au niveau budgétaire stricto sensu, la Vivaldi semble s'accorder sur un nouvel effort équivalent à 2,4 milliards d'euros pour 2022. Dans cet exercice, on retrouve les 430 millions d'euros de recettes escomptées de la taxe comptes-titres, une augmentation de la taxe sur le diesel professionnel, une hausse des accises sur le tabac ou encore une hausse de l'imposition des logements meublés.

Un effort particulier sera fait pour rapprocher, à temps partiel, un maximum de malades longue durée du marché du travail.

Au rayon dépenses, le gouvernement s'apprête à économiser via des ajustements techniques en soins de santé pour plus de 100 millions, mais aussi dans le fonctionnement de la Chambre et du Sénat.

Créer 10.000 emplois par an

Plus avant, le gouvernement fixerait un objectif de création complémentaire de 10.000 emplois par an pour garnir encore les comptes de l'État. Lundi soir, était toujours sur la table un avatar de la proposition MR visant à activer les chômeurs de longue durée dans les secteurs en pénurie.

Par ailleurs, un effort particulier sera fait pour rapprocher, à temps partiel, un maximum de malades longue durée du marché du travail. Ces "trajets de réintégration" devraient concerner environ 3.200 personnes l'an prochain. Cet objectif passerait à 5.000 personnes l'année suivante. Par ailleurs, des sanctions sont prévues pour ceux qui refuseraient de réintégrer le marché du travail.

Une autre mesure qui semble acquise est la suppression du certificat médical pour un jour d'absence. Celle-ci sera possible trois fois par an pour chaque travailleur.

Le projet prévoit la suppression de la cotisation spéciale de sécurité sociale héritée des années 90.

Un premier tax shift

Le CD&V et son ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, tiennent à monter une première marche de la réforme fiscale annoncée par l'accord de gouvernement. Ce nouveau tax shift était d'abord estimé à 1,2 milliard, mais ce montant n'était pas encore fixé au moment d'écrire ces lignes.

Le projet prévoit la suppression de la cotisation spéciale de sécurité sociale héritée des années 90, la suppression du bonus emploi et une compensation via une réforme de l'imposition des sportifs, du régime des droits d'auteur et de la fiscalité avantageuse des secondes résidences.

Alléger la facture des bas revenus

Le gouvernement doit aussi réduire la facture énergétique des ménages, plombée par la hausse spectaculaire des prix. Outre la prolongation des tarifs sociaux au-delà de la fin de l'année, un budget de quelque 400 millions serait consacré à une mesure ciblée vers le même public, soit les bas revenus.

L'État devrait également investir massivement dans la cybersécurité à la Défense, dans la police et à la Santé notamment.

Lundi soir, la piste d'un versement unique de 80 euros, apparenté au chèque de 100 euros réclamé en son temps par le PS pour l'ensemble des ménages, semblait confirmée. Environ un million de foyers en profiteraient.

Selon De Tijd, la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten (Groen), s'engagerait sur une réforme de la facture énergétique qui consacrera, l'an prochain, le remplacement des taxes fédérales en accises avec un gain de 40 à 50 euros pour les ménages. Le coût total de cette proposition serait de 650 millions d'euros.

Un milliard d'investissements

Le gouvernement De Croo devrait également s'entendre sur une trajectoire pluriannuelle en matière d'investissements publics. Objectif: environ un milliard d'euros qui doivent permettre d'atteindre un taux de 3,5% du PIB à l'horizon 2024.

La rénovation énergétique des bâtiments de la Régie fédérale et le fret ferroviaire devraient être parmi les plus gros bénéficiaires de cette enveloppe (150 et 180 millions d'euros). L'axe ferroviaire Bruxelles-Luxembourg recevrait quelque 40 millions d'euros. L'État devrait également investir massivement dans la cybersécurité à la Défense, dans la police et à la Santé notamment. Total: près de 200 millions.

Le résumé

  • Lundi soir, le gouvernement planchait toujours sur l'élaboration du budget 2022.
  • Une batterie de mesures doit créer 10.000 emplois supplémentaires par an d'ici la fin de la législature.
  • Pour alléger la facture énergétique des ménages aux bas revenus, un versement unique devrait s'ajouter à la prolongation du tarif social.
  • Un milliard d'investissements dont une bonne part ira au ferroviaire et à la rénovation des bâtiments fédéraux.

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