La relance fédérale prend forme

Thomas Dermine, secrétaire d'Etat à la Relance. ©BELGA

Le gouvernement De Croo s'est mis d'accord sur l'affectation des 1,25 milliard d'euros mis à disposition par l'UE sous forme de subsides. "Les projets ont été sélectionnés sur base de leur mérite", et non en fonction d'une quelconque coloration politique, assure le Premier ministre.

En début de semaine, la Commission européenne avait pressé la Belgique de fixer la sélection des projets qu'elle estime éligibles au subside européen pour la relance, qui se monte pour rappel à un peu moins de six milliards d'euros. De cette manne, le niveau fédéral peut espérer 1,25 milliards d'euros. La ventilation a fait l'objet d'un accord en Conseil des ministres.

"Au total, les projets fédéraux contribueront respectivement à 50% et 30% des exigences de contribution aux transitions environnementale et digitale de la Commission européenne, ont indiqué Thomas Dermine (PS), secrétaire d'État à la Relance, et le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) vendredi soir. À ce jour, l’ensemble des entités du pays ont donc finalisé la première sélection des projets et la Belgique pourra les transmettre dans le courant de la semaine prochaine à la Commission européenne pour affiner les projets en vue de la remise définitive du plan le 30 avril." Le projet fédéral s'articule autour des cinq axes du plan européen.

Climat, durabilité et mobilité

Cet axe avalera 900 millions d'euros d'investissement, dont 245 millions dans des infrastructures "visant à promouvoir les technologies émergentes et à préparer la transition du pays vers une économie plus durable". Le gouvernement cite "une épine dorsale pour le transport de CO2 et d'hydrogène" pour réduire les émissions de CO2 dans des secteurs spécifiques comme l'affinage, l'acier et la chimie. Coût: 95 millions. Autre projet: une "île énergétique", une deuxième zone éolienne offshore (100 millions).

365
millions d'euros
En matière de mobilité, 360 millions d'euros seront investis dans le rail, notamment pour le fret à Anvers et dans la modernisation de la ligne Bruxelles-Luxembourg.

Le Fédéral propose "un programme d'investissement ambitieux de 365 millions pour moderniser notre réseau ferroviaire". En ligne de mire, la vitesse commerciale, la capacité du réseau, l'intermodalité et la numérisation des services. 170 millions seront consacrés à la rénovation de bâtiments publics dont le Cinquantenaire et le palais de justice de Bruxelles. 50 millions financeront des projets de rénovation visant le rayonnement international de la capitale.

380 millions pour le digital

Le gouvernement propose également de rattraper le retard accusé par la Belgique quant à la digitalisation des services publics. Pour 380 millions d'euros. "Avec notamment un focus sur la justice et les institutions de la sécurité sociale en relation avec les citoyens, les entreprises et les indépendants", précise Thomas Dermine.

Productivité et inclusion

Le gouvernement veut consacrer un budget de 165 millions d'euros aux efforts de recherche et développement dans des domaines précis dont la recherche nucléaire dans la lutte contre le cancer, la recherche dans les domaines du climat et de l'aéronautique ou encore la minimisation des déchets radioactifs "dans la perspective du démantèlement des centrales nucléaires". Sont également retenus des projets pour l'inclusion des populations fragilisées dans le numérique et l'e-santé ou encore la lutte contre la récidive.

"Nous avons commencé le travail sur les réformes structurelles, qui sont principalement inspirées par des éléments qui se trouvent dans les accords gouvernementaux."
Thomas Dermine
Secrétaire d'État à la Relance

Cette épure coûterait 130% du subside européen comme pour celles des Régions et Communautés. C'est une marge de sélection. "La Commission nous remettra un feedback, et nous produirons une deuxième épure avec les montants finaux en respectant à la fois l’autonomie des Régions et le dialogue entre entités fédérées", promet encore Thomas Dermine.

Ce subside est pour rappel conditionné à des réformes structurelles. "Nous avons commencé le travail sur les réformes, qui sont principalement inspirées par des éléments qui se trouvent dans les accords gouvernementaux", précise le secrétaire d'État.

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