Le Belge épargne davantage

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En 2011, les Belges ont épargné 16,4% de leur revenu, contre 16,2% en 2010. C’est surtout au 4e trimestre 2011 que l’épargne a le plus repris (17,5%).

Au 4e trimestre 2011, le taux d’épargne brut des ménages a progressé. Il s’est établi à 17,5 %, en hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent. C'est ce qui ressort de l'analyse de l'Institut des comptes nationaux et de la Banque Nationale de Belgique.

• Le revenu disponible brut des ménages s’est accru de 1 %, principalement sous l’impulsion de la hausse des rémunérations, dont la contribution à la croissance du revenu s’est chiffrée à 0,8 point de pourcentage. Le revenu disponible brut s’est accru plus rapidement que les dépenses de consommation finale des ménages, en hausse de 0,7 %, contre 0,3 % un trimestre plus tôt.

En moyenne annuelle, pour 2011, le taux d’épargne des ménages s'est inscrit en légère hausse.

Investissement des ménages

Le taux d’investissement des ménages est resté quasi stable au quatrième trimestre de 2011. Les dépenses d’investissement des ménages couvrent principalement la construction et la rénovation de logements. Ce taux d’investissement mesure la part de leur revenu disponible brut que les ménages consacrent à ce type de dépenses.

Corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, ce taux s’est réduit de 0,1 point de pourcentage au quatrième trimestre de 2011, pour s’établir à 9,2 %.

Par rapport au trimestre précédent, les ménages ont quelque peu accru leurs dépenses d’investissement (+0,3 % après correction des variations saisonnières), mais dans une moindre mesure que n’a augmenté leur revenu disponible (+1 %).

Sur l’ensemble de l’année, le taux d’investissement des ménages s’est chiffré à 9,5 %, en baisse d’un demi-point de pourcentage par rapport à la moyenne de 2010.

Sociétés non financières

La part des profits dans la valeur ajoutée des sociétés non financières est en recul au quatrième trimestre de 2011.

→ La part des profits des sociétés non financières est définie comme le rapport entre l’excédent brut d’exploitation de ces sociétés et leur valeur ajoutée brute. La remontée progressive de la part des profits des entreprises, enregistrée depuis le creux du début de 2009, s’est interrompue au second semestre de 2011.

Au cours du dernier trimestre de l’année, se chiffrant à 37,1 %, la part des profits s’est réduite de 0,6 point de pourcentage, après une baisse de 0,9 point de pourcentage au trimestre précédent. La valeur ajoutée brute des sociétés non financières s’est légèrement contractée, tandis les rémunérations à charge des sociétés et les impôts nets des subventions à la production se sont globalement accrus de 0,9 %, pesant ainsi sur l’excédent brut d’exploitation des sociétés qui a diminué pour la deuxième fois consécutive.

Considérée en moyenne annuelle, la part des profits s’est néanmoins accrue en 2011, se chiffrant à 38 %, contre 37,6 % un an plus tôt.

 

L'on note aussi un léger repli du taux d’investissement des sociétés non financières au quatrième trimestre de 2011.

Le taux d’investissement des sociétés non financières, qui mesure la formation brute de capital fixe de ces sociétés exprimée en pourcentage de leur valeur ajoutée, s’est chiffré après corrections des variations saisonnières à 22,8 % au quatrième trimestre de 2011, en baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent.

Sur l’ensemble de l’année 2011, au profit d’un développement favorable au cours du premier semestre qui s’est consolidé dans la seconde moitié de l’année, le taux d’investissement s’est établi à 22,6 %, en hausse de 1,2 points de pourcentage par rapport à 2010.

En moyenne annuelle, ce taux s’est inscrit en hausse en 2011.

 

Au total, l’économie belge – tous secteurs confondus – a dégagé une capacité de financement de 1,9 % du PIB en 2011, en repli de 1,2 points de pourcentage par rapport à 2010.

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