Le catalogue des horreurs N-VA selon le PS

"J'ai l'impression que le PS ne veut pas d'un gouvernement avec une majorité en Flandre", a déclaré le président de la N-VA Bart De Wever ce lundi matin. ©BELGA

Paul Magnette a fait la liste ce matin en bureau de parti de ce que les nationalistes ont mis sur la table fédérale. Le PS maintient ne pas souhaiter entrer en négociation avec eux pour former un gouvernement.

Paul Magnette s'est lâché ce matin en bureau de parti. Le président du PS a égrené l'ensemble des mesures "imbuvables" que la N-VA aurait mises sur la table. Notamment lors d'une réunion bipartite organisée ce week-end dans le cadre de l'information royale de Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) qui doit prendre fin ce mardi. 

Une liste qui a pour effet de maintenir les socialistes dans leur posture de refus de toute entrée en négociation avec les nationalistes. Une impossibilité réaffirmée avec force ce lundi matin.

Voici la liste des mesures demandées par la N-VA et qui repoussent le PS:

Au rayon institutionnel, il serait question de confédéralisme dès 2024 avec des régionalisations en matière de justice, santé et police d'ici la fin de la législature. Toute refédéralisation serait rejetée.     

En matière d'emploi, la N-VA plaiderait pour la limitation des allocations de chômage à 2 ans, une dégressivité accrue de ces allocations, l'extension des flexijobs, le maintien de la loi de 1996 sur la compétitivité, le paiement des allocations de chômage via des prestataires privés. Le PS s'oppose à une absence de revalorisation du revenu d’insertion.     

Pour ce qui est des pensions, le relèvement à 1.500 euros de pension minimum pour une carrière complète serait en brut et non en net comme le demande le PS. Le projet N-VA prévoirait en outre des baisses de pension pour les travailleurs qui ont connu le chômage, qui ont pris un congé parental ou une interruption de carrière.       

Au niveau des politiques de santé, le PS dénonce l'objectif de faire 5,2 milliards d'économies d'ici 2024, une absence de volonté de répondre à la pénurie de médecins généralistes et un transfert des missions des mutuelles à l'Inami ou au privé. 

Le Parti socialiste dénonce également une "ambition minimale" en matière de climat, une remise en cause de l'agenda de sortie du nucléaire ou encore la scission de la SNCB en deux sociétés régionales. 

Enfin, en matière de migration, le PS cale sur un discours globalement répressif prônant notamment un renforcement des conditions d'accès au regroupement familial ou une augmentation de la capacité des centres fermés.

Bart De Wever: "Le PS préfère un gouvernement où il est le patron"

Le président de la N-VA réunissait également son bureau de parti ce matin. "J'ai l'impression que le PS ne veut pas d'un gouvernement avec une majorité en Flandre. Il préfère un gouvernement où il peut être le patron", a-t-il résumé avant la réunion, selon l'agence Belga.

Bart De Wever se dit toujours prêt à "prendre ses responsabilités", alors qu'il est régulièrement question qu'une mission royale soit confiée à l'Anversois. Cette option est jugée inutile au PS. 

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