Le cdH et DéFI proposent une piste pour sortir de l'impasse politique

Maxime Prévot (photo), président du cdH, et François De Smet proposent leurs services pour sortir de l'impasse au Fédéral. ©BELGA

Le cdH et DéFi font offre de service: ils accepteraient de soutenir une majorité arc-en-ciel afin de mettre sur pied un gouvernement.

Appel commun des présidents du cdH et de Défi ce jeudi matin. Ils proposent, selon Le Soir et la RTBF, une sorte d'alliance temporaire pour aider à la mise sur pied d'une majorité arc-en-ciel. Lassés des embûches semées sur toutes les pistes étudiées (les exclusives du PS, les exigences du CD&V, etc.), ils proposent que le cdH ou DéFi, pas les deux, vienne soutenir un arc-en-ciel, cette coalition entre socialistes, libéraux et verts du nord et du sud qui, en tant que telle, ne compte que 75 sièges sur les 150 de la Chambre. Le cdH pourrait y ajouter ses cinq voix. Ou DéFI ses deux voix. On aurait alors une coalition à 80 ou à 77 sièges.

"Les grands partis sont incapables de quitter leur posture pour offrir un gouvernement", constate Maxime Prévot, président du cdH sur Bel RTL ce jeudi matin. "Que faut-il pour qu'on ait un sursaut politique?"

Celui qui ne serait pas retenu serait dans l'opposition aux côtés du PTB. Lors du vote de confiance à la Chambre, il s’abstiendrait plutôt que de voter contre le gouvernement. "Ce n'est pas un cartel", insiste François De Smet sur La Première.

Quel programme?

Quel genre de programme le cdH et Défi réclament-ils? Ils ont élaboré une liste reprenant cinq priorités, selon Le Soir: 

  • la gestion de la crise du coronavirus et la politique de santé en général;
  • l’emploi et la lutte contre la précarité;
  • le refinancement de la justice;
  • la question migratoire;
  • la transition climatique.

Pas de majorité côté flamand

En chiffres, ça marche. Mais ce serait trop facile... Cette coalition n'a pas la majorité dans les rangs flamands, une perspective qui crispe particulièrement la Flandre. "Ce serait mieux d'avoir une majorité dans chaque groupe linguistique, mais on en est là à cause du choix du CD&V", souligne le président de DéFi sur La Première. "Et on aurait toujours davantage de néerlandophones que de francophones sous le gouvernement Michel." 

Selon Maxime Prévot, "le plus rationnel serait que le CD&V soit dans l'exécutif, mais j'entends que le CD&V ne veut pas quitter la N-VA. Nous offrons une capacité de solution pour qu'il y ait urgemment un gouvernement de plein exercice."

À noter que Sabine Laruelle et Patrick Dewael, les missionnaires du Roi, ont entendu les deux présidents présenter leur proposition mercredi. Quid de la suite? "Ils l'ont notée et vont l'explorer, je l'espère", dit Maxime Prévot. 

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