Le côté positif de la réforme des pensions

©Photo News

Le texte de la réforme des pensions est encore en cours d'approbation à la Chambre. Pour certains experts, il aura un effet positif sur le coût du vieillissement et contribuera aussi à réduire la pauvreté auprès des aînés.

Alors que la réforme des pensions poursuit toujours son périple législatif, le dernier rapport du Comité d'étude sur le vieillissement (CEV) en pointe déjà les effets positifs.

> Réduire le coût estimé du vieillissement

Selon les estimations de ce comité d'experts, la réforme des pensions, ainsi que celle du chômage avec complément d'entreprise (ex-prépension), devraient contribuer à réduire le coût estimé du vieillissement de l'ordre de 2,1% du PIB entre 2014 et 2060. L'ensemble des coûts liés au vieillissement (pensions, soins de santé et autres dépenses sociales) s'établissaient l'année dernière à 25,3% du PIB. Ils devraient culminer à 28,4% en 2040, puis baisser à 27,3% en 2060.

Cette évolution favorable est notamment due aux perspectives démographiques à la hausse pour la Belgique dans les décennies à venir, lesquelles entraîneront une diminution du coefficient de dépendance des plus âgés envers les plus jeunes, à savoir la population active.

> Réduire la pauvreté auprès des aînés

Selon ces mêmes experts, la réforme des pensions permettra également de réduire le risque de pauvreté auprès des personnes âgées de plus de 65 ans. Un peu plus de 18% d'entre eux sont menacés de pauvreté en Belgique, contre moins de 14% pour la tranche d'âge 16-64 ans.

"En effet, la prolongation de l'activité engendrée par le recul de l'âge légal de la retraite se traduit par des pensions en moyenne plus élevées", note ainsi le rapport. Celui-ci pointe aussi la revalorisation des minima de pension entre 2000 et 2020, ainsi qu'une participation accrue des femmes au marché du travail, ce qui leur permet de toucher des pensions plus élevées.

Cette évolution devrait, selon le rapport, contribuer à une chute sensible du risque de pauvreté auprès des pensionnés à l'horizon où il devrait s'établir à 5% environ à peine, et rejoindre ainsi le niveau actuel des Pays-Bas où ce même risque n'est que de 6% aujourd'hui.

Sur quoi se base l'étude du CEV?

Pour élaborer ces perspectives, le CEV s'appuie sur une série de hypothèses socio-économiques, dont une augmentation de la productivité de l'ordre de 1,5% an à partir de 2015, une hypothèse relativement optimiste, a reconnu jeudi la présidente du CEV, Françoise Masai, lors d'une conférence de presse.

Présent jeudi à la présentation du rapport du CEV, le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), ne cachait pas sa satisfaction envers ce rapport établi par de "véritables experts", a-t-il souligné, en référence à la prise de position très critique sur ce même sujet exprimée par plusieurs personnalités académiques il y a peu et que le ministre Bacquelaine avait balayée.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés