Le débat se durcit pour la présidence de la SNCB

Jean-Claude Fontinoy préside la SNCB depuis 2005. ©Photo News

Ecolo et MR revendiquent tous deux la présidence de la SNCB dans le cadre d'une large négociation sur les mandats fédéraux.

Ce n'est pas encore la bagarre, mais la discussion se durcit. Mardi soir, le conseil des ministres restreint, le kern, avait mis les nominations - nombreuses - à son ordre du jour. Le Premier ministre et ses vice-Premiers se sont quittés sans accord. "Le champ n'est pas déminé", confirme un participant. Un des nœuds de cette négociation: les chemins de fer. Avec en ligne de mire la présidence du CA de la SNCB, toujours assurée par le MR Jean-Claude Fontinoy faute d'avoir été renouvelée, à l'instar de nombreux autres postes au sein des entreprises et organismes publics fédéraux.

Voilà des semaines que ce siège fait l'objet d'un mano a mano, principalement entre les écologistes et les libéraux francophones. Cette semaine, on faisait état d'un deal avec la présidence de la SNCB obtenue par Écolo pendant que le MR conservait la présidence de la Loterie nationale et que le PS s'emparait de celle de Bpost. Si ce plan semblait avoir pris du plomb dans l'aile mardi, ce n'est pas pour autant que les verts lâcheront facilement l'affaire. Le ministre de tutelle sur la SNCB, Georges Gilkinet (Ecolo), entend pouvoir compter sur un relai de poids dans au moins une des deux entreprises de chemins de fer.

Pour Écolo, il ne reste que la présidence de la SNCB pour peser dans l'organigramme du rail, à moins de tout chambouler.

La place de Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB étiquetée CD&V, ne semble pas en danger alors que chez Infrabel, gestionnaire du réseau, le CEO Benoit Gilson a été installé de façon provisoire par le MR sous Wilmès II tandis que le président du CA, le N-VA Herman De Bode, est théoriquement en poste jusqu'au mois de janvier 2023. Pour Écolo, il ne reste donc que la présidence de la SNCB pour peser dans l'organigramme à moins de tout chambouler, ce qui n'est à cette heure pas inimaginable.

Possible posture

C'est sans compter les ambitions du MR qui ne cache pas sa volonté de maintenir un des siens à la présidence de la SNCB. Pour placer l'ex-ministre de la Moblité François Bellot? Son nom a circulé dans certains médias, mais cette option a peu de chance de se concrétiser, d'après les coups de sonde menés par L'Écho. Pour présider la SNCB, François Bellot devrait en effet renoncer à son siège de député wallon pour cause d'incompatibilité, ce qu'il n'est apparemment pas prêt à faire. Par ailleurs, il n'est pas impossible que cette pression MR relève plus de la stratégie de négociation qu'autre chose.

Pour rappel, le gouvernement doit procéder à plusieurs dizaines de nominations et a pour ambition de réformer la gouvernance de certains organes fédéraux, notamment au niveau des rémunérations. Un débat qui semble encore au point mort.

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