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Le FMI invite la Belgique à mener une politique budgétaire plus ambitieuse

Le gouvernement De Croo manque d'ambition budgétaire, estime le FMI. ©Photo News

Le FMI estime que la Belgique a bien géré la crise sanitaire et la vaccination, mais s'inquiète de la faiblesse des réformes structurelles et du manque d'ambition budgétaire.

La Belgique doit "poursuivre les politiques de soutien ciblées jusqu'à ce que la crise s'atténue et que la reprise soit fermement engagée". Après quoi, il faudra "affronter les défis budgétaires et structurels, et orienter la reprise vers une économie plus verte et plus inclusive".

Ce sont là quelques recommandations adressées à notre pays par le Fonds monétaire international (FMI), dans un rapport remis chaque année aux autorités belges. Une version préliminaire de ce rapport avait été publiée fin juin.

+5,4%
prévision du pib belge pour 2021
Le FMI a revu à la hausse son estimation de croissance du PIB belge cette année, à 5,4% au lieu de 5% en juin dernier.

Le FMI a légèrement revu à la hausse son estimation de croissance du PIB belge cette année, à 5,4% au lieu de 5% en juin dernier. La reprise n'a, en effet, pas cessé de s'intensifier ces derniers mois. Assez logiquement, la croissance sera un peu moins forte en 2022, de l'ordre de 3,1% au lieu de 3,5% dans l'estimation de juin.

Réduire le déficit

L'institution, basée à Washington, félicite au passage les autorités belges pour la gestion de la crise sanitaire et la rapide progression de la vaccination. Elle rappelle par contre la nécessité "d'une réduction ambitieuse et régulière du déficit public".

Le plan d'ajustement du gouvernement fédéral prévoit un effort d'assainissement annuel fixe de 0,2% du PIB à partir de 2021 et un effort variable jusqu'à 0,4% à partir de 2022, en fonction de la croissance du PIB. "Le dispositif comprend des manquements importants", selon le FMI.

"L'effort envisagé ne stabilisera pas la dette."
Fonds monétaire international

Il épingle "des recettes ambitieuses découlant de réformes pas encore définies", comme la lutte contre la fraude fiscale ou la future taxation des services électroniques et des multinationales. Dans tous les cas, "l'effort envisagé ne stabilisera pas la dette", prévient le FMI.

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