"Le gouvernement doit rester cohérent s'il veut garder sa crédibilité" (Timmermans)

Pieter Tmmermans, administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique. ©katrijn van giel

Par deux fois ces derniers mois, le gouvernement a dit qu'il s'en tiendrait à une norme salariale de 0,4%. Le patron des patrons l'invite à tenir ses engagements.

Le gouvernement fédéral se doit de rester fidèle quant à sa décision antérieure sur la marge salariale s'il veut préserver sa crédibilité, a estimé ce dimanche Pieter Timmermans, le patron de la FEB. Si cela ne devait pas être le cas, la Belgique prendrait alors la voie du "déraillement salarial", a-t-il commenté sur le plateau du Zevende Dag (VRT).

Le patron des patrons belges n'a pas caché ce dimanche son mécontentement sur la manière dont les négociations salariales ont été menées avec les syndicats. S'appuyant sur une série de chiffres, il a justifié la faible marge salariale proposée par les difficultés générées dans plusieurs secteurs économiques par la pandémie.

Au gouvernement de trancher

Vu l'échec des négociations entre partenaires sociaux, c'est au gouvernement fédéral qu'il reviendra de trancher. Par deux fois ces derniers mois, le gouvernement a dit qu'il s'en tiendrait à la norme de 0,4%, tout en encourageant l'octroi de primes exceptionnelles dans les secteurs qui ont bien performé.

La semaine dernière, la famille socialiste au gouvernement a menacé de bloquer le versement des dividendes et de geler les salaires des CEO si ceux des travailleurs ne pouvaient augmenter au-delà de la norme envisagée. Ce dimanche encore, le président du PS, Paul Magnette, a réaffirmé sur le plateau du journal de RTL-TVI qu'il était hors de question pour son parti de se contenter d'une marge salariale limitée à 0,4% pour les deux années à venir. Pour Pieter Timmermans, le gouvernement fédéral doit rester cohérent par rapport à ses prises de position antérieures s'il veut préserver sa crédibilité. Selon lui, si les salaires déraillent, cela entraînera des pertes d'emploi et du chômage.

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