Le gouvernement et "le péché originel", selon le cdH

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Le président du cdH, Benoît Lutgen, a annoncé au bureau politique du parti qu'il demandait la confiance des militants pour un nouveau mandat à la présidence.

Benoît Lutgen (cdH) a demandé ce matin la confiance des militants pour exercer un nouveau mandat à la tête du parti humaniste. Comme l'a fait ce week-end également Elio Di Rupo devant les partisans du PS.

"La situation politique actuelle, dont celle particulièrement préoccupante au fédéral, demande une mobilisation de toutes nos forces et toutes nos énergies pour proposer et consolider un projet fédérateur et une alternative crédible", a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Elu à la tête du cdH fin 2009 conjointement avec Joëlle Milquet, Lutgen a véritablement pris la direction du parti des mains de cette dernière en septembre 2011.

Catherine Fonck redevient cheffe du groupe à la Chambre, après un bref passage par le gouvernements d'affaires courantes.

L'accord de gouvernement conclu par la nouvelle majorité divisera la société belge et ne mobilisera pas les citoyens, estime encore le cdH qui craint les effets des mesures annoncées sur la classe moyenne. A ses yeux, la Belgique est en train de basculer d'un modèle rhénan vers un modèle inspiré de la City de Londres.  "Lorsqu'on participe à un gouvernement, l'ambition doit être d'apporter un projet qui fédère, a fortiori dans ces circonstances de crise. Aujourd'hui rien ne montre cet aspect positif d'un gouvernement qui a envie de mobiliser la population. Il lui manquera un élément essentiel, la confiance", a expliqué le président, Benoît Lutgen.

S'il trouve certains points positifs dans l'accord, le parti y voit des manques évidents, à commencer par celui d'une réforme fiscale qui permettrait de soulager les travailleurs. Quant aux efforts annoncés en faveur des entreprises, ils doivent être relativisés: à l'arrivée, il ne reste pas un milliard d'euros, selon ses calculs.  Parmi les mesures qui pénaliseront les entreprises, le cdH dénonce l'extension à deux mois de la couverture maladie.


"Ce sera un combat important pour le cdH. L'imact est très fort pour les PME puisqu'elles ne peuvent diluer ce coût sur une masse comme les grandes entreprises. Beaucoup de chefs d'entreprises sont sidérés devant une telle mesure. Cela aura un impact aussi pour les personnes qui cherchent du travail et qui souffrent d'un problème de santé. Au total, cela touchera davantage la Wallonie et Bruxelles qui comptent davantage de PME", a affirmé M. Lutgen.


Les centristes dénoncent aussi le déséquilibre communautaire de ce gouvernement qui comptera sept ministres francophones, dont le Premier ministre, et quatre secrétaires d'Etat flamands et sept ministres néerlanphones, et ne disposera pas de majorité francophone. "C'est le péché originel et on ne l'effacera pas de sitôt", a averti Francis Delperée.

 

Ecoutez ici l'interview de Benoît Lutgen dans les studios de Bel RTL par notre journaliste Martin Buxant. Il y parle du saut d'index...

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