Le gouvernement fédéral ne demandera pas la prolongation des pouvoirs spéciaux

Georges-Louis Bouchez à son arrivée au kern ©BELGA

"La situation sanitaire n'impose pas de devoir renouveler les pouvoirs spéciaux", a indiqué Georges-Louis Bouchez (MR), ce vendredi à l'entrée du kern élargi qui s'est tenu au Lambermont à Bruxelles.

"Je peux déjà vous annoncer qu'on ne va pas les redemander", a clairement annoncé Georges-Louis Bouchez, le président du parti de la Première ministre Sophie Wilmès, concernant les pouvoirs spéciaux. Le "kern élargi", qui rassemble les principaux ministres du gouvernement fédéral et les présidents des dix partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux (sauf la N-VA, représentée par son chef de groupe à la Chambre), s'est réuni ce vendredi au Lambermont à Bruxelles pour l'une des dernières réunions, voire la dernière sous cette configuration.

"Nous venons avec quelques mesures sociales importantes et qui permettent de continuer la transition nécessaire."
Jean-Marc Nollet
Co-président d'Ecolo

Plusieurs mesures socio-économiques y ont été prises. "Nous venons avec quelques mesures sociales importantes et qui permettent de continuer la transition nécessaire", avait ainsi commenté le co-président d'Ecolo, Jean-Marc Nollet. "Nous souhaitons mettre l'accent sur trois choses: des exonérations de cotisations sociales, la capacité de pouvoir augmenter la déductibilité pour les dons et, enfin, ne pas oublier la situation des personnes avec un handicap", avait renchéri Maxime Prévot (cdH). "L'objectif est de compléter les mesures prises la semaine dernière, à la fois des mesures fiscales et sociales", avait ajouté François De Smet (DéFI).

A l'entrée du Lambermont, l'ensemble des présidents de partis avaient indiqué qu'une prolongation des pouvoirs spéciaux n'était pas à l'ordre du jour. Pour Maxime Prévot, "les pouvoirs spéciaux peuvent être prolongés si leur utilité est toujours présente. Mais, manifestement, l'exercice du superkern tel qu'on le connaît est en train de progressivement toucher à sa fin." "Il n'y a pas de raisons de prolonger les pouvoirs spéciaux après le 26 juin", avait estimé François de Smet. "Ce n'est pas nécessaire de renouveler les pouvoirs spéciaux", avait affirmé Jean-Marc Nollet. D'autres partis, dont le PS et la N-VA, avaient déjà annoncé qu'ils n'accorderaient pas une telle prolongation.

Les différentes présidents de partis ont par contre plaidé pour la constitution d'un gouvernement disposant d'une majorité. Les pouvoirs spéciaux octroyés pour trois mois au gouvernement Wilmès dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19) arrivent à leur terme ce 26 juin. Dès le 27, la Chambre devra valider les arrêtés royaux, sans quoi ceux-ci deviendront caducs.

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