Le gouvernement mise sur l'éolien pour sortir du nucléaire

©Karl Van Ginderdeuren

Le conseil des ministres a approuvé l'élargissement des zones des parcs éoliens en mer du Nord. Objectif: fournir à terme de l'énergie verte à la moitié des ménages belges.

Le conseil des ministres valide l'élargissement de la zone des parcs éoliens le long de la côte à Zeebrugges. Il a en effet approuvé le projet d'arrêté royal relatif à l'établissement du plan d'aménagement des espaces marins pour la période de 2020-2026.

Actuellement, la Belgique dispose de 225 km² de parcs éoliens en mer du Nord, équipés de 230 éoliennes. D'ici 2020, le projet porté à son terme devra accueillir 433 éoliennes. Selon Philippe De Backer, secrétaire d'Etat en charge de la me du Nord il est question de doubler ces chiffres.

En tenant compte d'une zone supplémentaire de 221 km², les éoliennes belges produiront 4 gigawatts d'énergie verte, de façon à alimenter la moitié des ménages belges. "De cette manière, il sera possible de remplacer les centrales nucléaires qui devront fermer d'ici 2025."

Philippe De Backer espère par ailleurs que cet appel d'offres pour de nouveaux parcs éoliens pourra se lancer sans subsides. Le précédent dossier avait soulevé l'an dernier des critiques lorsqu'il s'était avéré que les parcs éoliens belges coûtaient davantage que ceux de nos voisins néerlandais.

Le secrétaire d'État espère pouvoir lancer l'appel d'offres avant les élections fédérales de 2019, histoire de pouvoir lancer le chantier d'ici 2020 et être prêt pour l'échéance nucléaire de 2025.

Les ambitions du gouvernement sont saluées par la Belgian Offshore Platform. Néanmoins, celle-ci s'interroge sur le volet subsides. "Le nouveau parc éolien est trop petit pour être construit sans subventions." 

"La densité est trop élevée dans les parcs éoliens actuels. Les éoliennes sont trop proches les unes des autres, ce qui empêche leur fonctionnement optimal", souligne Annemie Vermeylen, secrétaire-générale de la Belgian Offshore Platform, qui rassemble les investisseurs dans la production d'énergie renouvelable en mer du Nord.

Le secteur avait donc demandé davantage d'espace. "Nous aurions souhaité 5 MW par kilomètre carré, soit 400 kilomètres carrés pour les 2.000 MW prévus. Mais finalement, ce ne sera que la moitié. Il sera probablement compliqué de construire ce parc sans subventions", conclut la Belgian Offshore Platform.

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