Le lancement de la phase 5 du déconfinement reporté, le port du masque rendu obligatoire dans tous les lieux publics?

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La phase 5 du déconfinement est retardée. C'est ce que la ministre de la Santé Maggie De Block a déclaré ce mardi après un comité de concertation. Un CNS, qui annoncera un renforcement des mesures, doit se tenir ce jeudi. Le port du masque pourrait être rendu obligatoire dans tous les lieux publics.

La phase 5 du processus de déconfinement ne peut être lancée dans l'état actuel de la pandémie, a annoncé ce mardi la ministre fédérale de la Santé publique Maggie De Block, à l'issue de la réunion d'un comité de concertation réunissant à Bruxelles le Fédéral, les entités fédérées et les experts, afin de préparer le Conseil national de sécurité (CNS) décisif de jeudi.

"On pense que ce n'est vraiment pas le moment d'avoir la phase 5."
Maggie De Block
Ministre de la Santé

"On pense que ce n'est vraiment pas le moment d'avoir la phase 5", a-t-elle précisé à la presse à sa sortie de la réunion au Palais d'Egmont. "Il y aura des renforcements (des mesures prises pour contrer la propagation du coronavirus, au lieu d'un allègement, ndlr), a ajouté De Block (Open Vld) en soulignant que certaines mesures n'étaient pas suffisamment respectées.

Le but est de préparer pour jeudi un arrêté ministériel - à prendre par le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V) - pour confirmer les mesures à prendre par le CNS, alors que l'évolution de la pandémie de Covid-19 est qualifiée de "préoccupante" par une source gouvernementale, avec un rebond sensible, mais souvent localisé.

De Block a précisé que les mesures pourraient être "nationales", comme un port plus généralisé du masque buccal dans les lieux publics et dans les services publics, ou "locales", là ou des foyers de contaminations ont été récemment constatés, comme à Anvers. Les bourgmestres des communes seront davantage impliqués, a pour sa part précisé le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).

L'approche est "plutôt micro-locale", "beaucoup plus ciblée", avec un "respect strict des mesures que nous avons déjà décidées et qui dans un certain nombre d'endroits ne sont pas respectées".
Elio Di Rupo
Ministre-président wallon

L'approche est "plutôt micro-locale", "beaucoup plus ciblée", avec un "respect strict des mesures que nous avons déjà décidées et qui dans un certain nombre d'endroits ne sont pas respectées", a expliqué Di Rupo.
Il a évoqué des "relâchements" face aux mesures de distanciation sociale préconisés par les autorités dans certains endroits, comme aux abords de certains cafés ou dans les villes touristiques wallonnes. "Les bourgmestres font ce qu'ils peuvent et donc on doit les aider à prendre les décisions les plus appropriées", a ajouté le ministre-président en annonçant "un renforcement et des contrôles et des sanctions" par le CNS de jeudi.

Selon les chiffres publiés ce mardi par l'Institut de santé publique Sciensano, la Belgique enregistre en moyenne 175,1 nouvelles contaminations par le coronavirus chaque jour, soit une augmentation de 79% au cours de la période du 11 au 17 juillet par rapport aux sept jours précédents. L'augmentation est observée dans toutes les provinces, à l'exception du Brabant wallon. Durant cette période, 1.226 nouveaux cas confirmés ont été rapportés. Vingt patients sont décédés du Covid-19 durant la semaine.

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