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Le MR pourrait se passer de l'Open Vld au Fédéral

©Anthony Dehez

La pression risque d’augmenter pour qu’un des quatre partis flamands en présence sorte du jeu. C’est de plus en plus clairement l’Open Vld qui est en ligne de mire.

Plantons le décor. Après près de quatre mois d’information royale menée par Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, PS et N-VA ont été chargés par le Palais de préformer le nouveau gouvernement fédéral. Les deux premiers partis du pays ont envoyé respectivement Rudy Demotte et Geert Bourgeois pour mener les discussions. Ils travaillent avec six partis. PS et MR côté francophone. N-VA, sp.a, Open Vld et CD&V côté flamand.

Il semble qu’aujourd’hui, la pression risque d’augmenter pour qu’un des quatre partis flamands en présence sorte du jeu. Cette pression semble être exercée par la famille socialiste, unie, avec un sp.a qui ne souhaite pas monter au pouvoir sans être indispensable et un PS qui ne montera pas sans son partenaire du Nord. C’est de plus en plus clairement l’Open Vld qui est en ligne de mire. On a donc demandé à nos cinq candidats présidents s’ils sont prêts à faire remonter leur parti au fédéral sans les libéraux flamands.

"Les deux plus grands partis doivent se mettre autour de la table et agir pour obtenir un gouvernement le plus rapidement possible."
Denis Ducarme

C’est Denis Ducarme qui répond le premier. "Dans un mois et demi, cela fera un an qu’on n’a plus de gouvernement de plein exercice. C’est mauvais pour le pays, ses finances, pour l’emploi, la croissance. Il nous faut un pilote dans l’avion Belgique. Comment y arriver? Pas en jetant des exclusives. Les partis démocratiques flamands ne veulent pas monter au gouvernement sans la N-VA et se retrouver avec un bloc d’opposition Belang/N-VA. C’est ce qu’ils nous ont dit. Les deux plus grands partis doivent se mettre autour de la table et agir pour obtenir un gouvernement le plus rapidement possible. Je dis donc, pas d’exclusive qu’elle soit in ou out. On doit garder le champ ouvert pour permettre le plus de possibilités. Si on n’avait pas jeté d’exclusives en campagne, on aurait peut-être déjà un gouvernement."

Georges-Louis Bouchez est sur la même longueur d’onde. "Il ne faut pas compliquer le modèle, dit-il. Tous ceux qui arrivent à la table en disant ‘ce sera automatiquement sans ou automatiquement avec’, cela ne va pas. Néanmoins on doit entretenir notre lien avec l’Open Vld, qui reste notre partenaire privilégié. Je n’ai pas envie d’arriver autour de la table en disant ‘on n’y va pas si vous ne prenez pas l’Open Vld’. Il faut tout faire pour monter avec lui mais sans en faire une condition sine qua non."

Union des francophones

Clémentine Barzin paraît moins affirmative. MR et Open Vld sont des partenaires privilégiés, rappelle-t-elle en appelant PS et N-VA à "prendre leurs responsabilités". Christine Defraigne ne dit pas autre chose: "Nos concitoyens demandent que le pays soit géré. Nous avons deux préformateurs, il faut arrêter ces querelles d’ego entre leurs deux partis. Je préfère l’Open Vld à la N-VA bien sûr, mais il faut être en capacité de négocier avec des balises. Pas de confédéralisme, pas de démantèlement de notre État. Un président de parti doit bâtir des ponts et retravailler à l’union des francophones. Pour ne pas être mangés tout crus si des revendications institutionnelles ressurgissent côté flamand."

"Le MR ne doit pas accepter de se lancer dans une nouvelle réforme de l’État."
Christine Defraigne

"Très juste, très juste, Christine", lance alors Denis Ducarme avec gravité. Le MR ne doit pas accepter de se lancer dans une nouvelle réforme de l’État, insiste Christine Defraigne. "Si certains viennent avec ce genre de velléités, il faut qu’on soit prêts à répliquer sans provoquer de nouvelles élections", dit-elle. Philippe Goffin plaide pour un renforcement des liens avec les libéraux flamands. "Je ne vois pas en quoi l’Open Vld amènerait de la difficulté", répond-il.

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