Le MR propose de doubler le tax shelter pour start-up

Le Mouvement réformateur veut faire évoluer le cadre fiscal préférentiel du tax shelter pour start-up afin de permettre à la Belgique d'exister au niveau numérique. Et préparer les cerveaux de demain.

Journée marathon pour le MR. Son président Georges-Louis Bouchez et le secrétaire d’État fédéral au numérique Mathieu Michel ont choisi la journée internationale des start-ups pour faire le tour de plusieurs jeunes pousses belges et initiatives, notamment en matière de formation. Entre deux visites, les deux libéraux en ont profité pour dévoiler leurs propositions pour le secteur numérique. "Nous sommes très en retard dans le domaine", rappelle Georges-Louis Bouchez.

Pour rattraper ce retard et donner un boost au secteur, le MR propose de doubler le montant des investissements via le tax shelter pour les start-ups. Ce mécanisme lancé timidement en 2015 est un cadre fiscal préférentiel destiné à encourager l’investissement dans les jeunes pousses. "Pour l’instant, cela représente 40 millions d’investissements, il faut doubler ce montant." Le président du MR pense qu’il est possible de mobiliser l’épargne de la classe moyenne pour soutenir le secteur numérique belge. "La Banque nationale estime que 20 milliards ont été épargnés de force pendant la crise, il faut inciter les épargnants à investir dans l’économie locale."

30 à 60%
de déductibilité pour les start-ups
Le MR propose d'adapter la déductibilité en fonction du type entreprise. Par exemple 30 à 60% de déductibilité pour les start-ups et de 25 à 50% pour les scale-ups.

Relever le plafond

Pour doubler la cadence, le plafond actuel de 100.000 euros d'investissement serait relevé à 200.000 euros. Le MR compte prochainement proposer "au gouvernement ou à la Chambre" de discuter de la possibilité d’étendre la fourchette de déductibilité de cet investissement. "Aujourd’hui, il y a une déductibilité moyenne de 45%. Nous voulons qu’elle soit différente pour les start-ups et les scale-ups." Autrement dit, adapter la déductibilité en fonction du type entreprise. "Nous pourrions par exemple avoir un taux allant de 30 à 60% de déductibilité pour les start-ups et de 25 à 50% pour les scale-ups", explique Georges-Louis Bouchez.

La proposition sur l'enseignement est encore au stade de l’étude, celle sur le tax shelter pourrait par contre rapidement arriver sur la table du gouvernement fédéral.

Une proposition qui aurait un coût certain pour l’État mais, selon le président du MR, la vraie question n’est pas là : "Il faut plutôt se demander ce que ça coûterait de ne pas déployer ces entreprises par manque de financement."

Formation au numérique en secondaire

Le duo Bouchez-Michel annonce aussi son intention de vouloir intégrer des formations numériques dans l’enseignement, "dès le secondaire". En se basant sur les réussites de Molengeek et des formations de BeCentral, les deux élus libéraux veulent "préparer les cerveaux de demain". La proposition sur l'enseignement est encore au stade de l’étude, celle sur le tax shelter pourrait par contre rapidement arriver sur la table du gouvernement fédéral.

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