Le MR regrette l'absence de concertation

Le président du FDF, Olivier Maingain, s'est montré très critique envers l'attitude des négociateurs francophones parce qu'ils n'ont jamais mis sur la table de la négociation le document commun défendu jusqu'à présent par les Francophones.

Le président du FDF, Olivier Maingain, a dénoncé dimanche la "logique qui consiste à courir toujours derrières la dernière exigence de la N-VA".

Invité sur le plateau de l'émission télévisée "Mise au Point" de la RTBF, il s'est montré très critique envers l'attitude des négociateurs francophones parce qu'ils n'ont jamais mis sur la table de la négociation le document commun défendu jusqu'à présent par les Francophones qui prévoyait notamment en cas de scission de l'arrondissement de BHV, un élargissement de Bruxelles, des compétences pour la Communauté française en périphérie, une modification des lois linguistiques à Bruxelles....

Comme on lui demandait si son attitude ne rendrait pas la négociation encore plus difficile, M. Maingain a lancé: "entre la soumission et la dignité, je choisis la dignité".

Avant lui, tant à la RTBF qu'à RTL, le président du MR Didier Reynders avait une nouvelle fois regretté l'absence de toute concertation francophone.

Laurette Onkelinx (PS) lui a répondu que les négociateurs avaient opté pour une attitude consistant à ne pas reconstituer un front ce qui, selon elle, a permis d'avancer dans la négociation puisqu'il n'y a pas eu de front flamand. Et de rappeler que le sp.a et Groen! avaient accepté la dernière proposition du préformateur. La logique de front est une logique de guerre dont elle ne veut pas, a-t-elle dit.

Le président du MR a aussi regretté qu'on ne parle plus des problèmes socio-économiques pourtant très importants. Il a aussi regretté de ne rien savoir du contenu de l'accord. "On dit toujours qu'on était près d'un accord et qu'on avait jamais été aussi loin dans les avancées institutionnelles mais personne ne sait exactement de quoi il s'agit", a-t-il dit.

Jean-Michel Javaux (Ecolo) a répliqué que la discrétion est indispensable si on espère arriver à un accord que PS, cdH et Ecolo appellent toujours de leurs voeux.

Les représentants des trois partis impliqués dans la négociations ont souligné que la désignation en tant que médiateur de MM. Flahaut et Pieters était une bonne chose. "C'est que le Roi a vu une fenêtre d'opportunité de relancer les discussions", a dit M. Javaux.

Marc Eyskens, qui représentait le CD&V, a comparé les deux présidents d'assemblées à "un paravent de Chine" dernière lequel les négociations pourront reprendre dans la discrétion.

Pour lui, un des grands problèmes qui rend un accord si difficile est "la menace permanente de nouvelles élections". "Il faut une législature fédérale de 4 ou 5 ans indissoluble", a-t-il ajouté.

 

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