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Le MR se dit prêt à négocier un nouveau gouvernement dès juin

Des négociations gouvernementales dès juin? Georges-Louis Bouchez, le président du MR, n'y est plus opposé. ©Sierakowski©Isopix

La pression monte pour relancer des négociations gouvernementales au mois de juin. Le président du MR Georges-Louis Bouchez n'y est plus opposé.

Plusieurs partis ont posé, ces derniers jours, la question de la constitution d'un véritable gouvernement majoritaire, alors que l'exécutif dirigé par Sophie Wilmès (MR) avec le CD&V et l'Open Vld ne dispose que de 38 sièges sur les 150 que compte la Chambre, et que la Première ministre avait prévu de redemander la confiance fin septembre.

Cet exécutif minoritaire avait reçu, à la mi-mars, la confiance de neuf partis (sans la N-VA) pour faire face à la pandémie de coronavirus, et dix partis (avec la N-VA) lui avaient attribué des pouvoirs spéciaux. Mais il n'y a actuellement pas de consensus suffisant pour qu'un plan de relance soit mis sur pied dans le cadre des pouvoirs spéciaux, tant les points de vue entre les dix partis sont éloignés. La Première ministre l'a rappelé à la Chambre il y a deux semaines: cette tâche sera celle d'un gouvernement majoritaire de plein exercice.

"Il faut un résultat pour le mois de septembre. Mais je n'ai toujours pas eu, de la part des partis qui se plaignent aujourd'hui, la moindre proposition concrète."
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

Interrogé à ce sujet il y a dix jours sur La Première, le président du MR (qui occupe la moitié des postes ministériels dans le gouvernement actuel) rejetait à septembre toute discussion sur une recomposition du gouvernement fédéral, arguant des priorités sanitaires. Mais ce jeudi matin, sur Bel-RTL, le président des libéraux francophones a ouvert la porte: le MR est disposé à entamer des négociations gouvernementales dès le mois de juin si la situation sanitaire est stabilisée, a-t-il fait savoir.

"On peut commencer des négociations au mois de juin si la situation sanitaire est stabilisée. Je l'ai dit: il faut un résultat pour le mois de septembre. Mais je n'ai toujours pas eu, de la part des partis qui se plaignent aujourd'hui, la moindre proposition concrète", a-t-il commenté.

 

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À cet égard, la Fête du travail offrira, ce vendredi, au MR l'occasion de défendre une "stratégie pour une société nouvelle", élaborée entre le Fédéral et les entités fédérées, a dévoilé Georges-Louis Bouchez.

"On a bien vu que quand les choses sont difficiles, tout le monde se retourne vers l'État fédéral."
Georges-Louis Bouchez

"Ce qui s'est passé est un choc pour nos concitoyens, cela doit être l'occasion d'un nouveau départ dans notre société. Nous ne souhaitons pas seulement un plan de relance qui consisterait à remettre de l'argent dans l'économie pour que ça reparte. Au-delà de ce plan qui doit avoir lieu, nous voulons aussi entamer des réformes en matière de culture, d'enseignement, par rapport à la place de la famille, aux places dans les maisons de repos et à l'accompagnement de la fin de vie", a exposé le libéral.

"On a bien vu que quand les choses sont difficiles, tout le monde se retourne vers l'État fédéral. Nous ne plaidons donc pas pour un plan de relance au niveau fédéral et que chaque Région commence à faire son petit plan de relance, nous souhaitons une vraie stratégie globale", a-t-il dit.

"Je suis prêt à discuter d'une fiscalité plus juste et mieux répartie entre les individus."
Georges-Louis Bouchez

Interrogé sur le plaidoyer du président du PS Paul Magnette, ce jeudi dans la presse, pour que le capital contribue davantage à la prospérité collective, le libéral a rejeté ce qu'il qualifie de "vieille caricature" et défendu une diminution de la fiscalité sur les bas et moyens revenus "pour les classes moyennes et les classes populaires, ainsi que pour les PME". "Et si pour compenser, il faut trouver d'autres sources, alors je suis prêt à discuter d'une fiscalité plus juste et mieux répartie entre les individus", a-t-il ajouté.

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