Le MR va jouer le jeu de Paul Magnette

"On doit toujours rester ouvert à la discussion, mais pas pour le confédéralisme", explique Sophie Wilmès, Première ministre MR. ©Photo News

Le MR affiche sa volonté d'avancer vers un gouvernement tel que le veut le PS: sans volet confédéraliste mais avec un versant socio-économique solide.

La politique est faite d'amour et de désamour, au gré des alliances, et c'est normal. MR et PS en sont une bonne illustration et viennent encore de faire étalage de cette propension à jouer au couple infernal. Rappelons que ces deux-là sont partenaires pour gouverner la Région wallonne. Mais au niveau fédéral, c'est une autre histoire. 

En début de semaine, libéraux et socialistes se sont encore écharpés. On a eu droit aux grandes tirades et aux mots-chocs. Charles Michel a accusé les socialistes de "nonchalance coupable" et de "lâcheté". Le PS a répondu, Paul Magnette pointant le départ de Charles Michel "en pleine tempête". Ce à quoi le MR a riposté. "Paul Magnette joue la politique de la terre brûlée" a lâché le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf. 

Mais en cette fin de semaine, l'atmosphère a changé. On se montre constructif.

Sans confédéralisme

Jeudi, Paul Magnette, nommé informateur par le Roi, a expliqué sa méthode. Il travaille d'abord le fond des dossiers, en déterminant les défis principaux à relever. De là, il tentera de dégager des convergences. Et ensuite seulement, il sera question des coalitions possibles.

Apparemment, les libéraux ont plutôt apprécié la démarche et ont décidé de jouer ce jeu-là. Sophie Wilmès l'a fait comprendre au micro de la VRT sur Radio 1. À entendre la Première ministre, le MR est prêt à intégrer un gouvernement portant un "projet positif". Mais ce projet positif devrait principalement viser le plan socio-économique, et pas le confédéralisme, un sujet qui empêche d'aborder les vraies priorités, a-t-elle précisé. "On doit toujours rester ouvert à la discussion, mais pas pour le confédéralisme", a insisté Sophie Wilmès.

Il faut arrêter avec la culture des petites phrases.
Jean-Luc Crucke
Ministre wallon

Jean-Luc Crucke, ministre wallon, a aussi mis en avant la bonne volonté des libéraux: "Nous avons toujours dit que nous étions prêts à travailler avec les partis démocratiques", excluant donc, comme l'a fait aussi Wilmès sur la radio flamande, les extrêmes de droite et de gauche. Le ministre régional du Budget, s'exprimant sur Bel RTL, refuse visiblement d'entrer dans le bac à sable: "Il faut arrêter avec la culture des petites phrases." Et de rappeler l'urgence des chantiers qui attendent: "Je préfère mettre mes mains dans le cambouis et avancer..." Fin de la récré.

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