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Le MR veut auditionner les experts du CSS au sujet du nucléaire

Selon la députée et ancienne ministre de l'Énergie Marie-Christine Marghem, le rapport du CSS comporte un biais d'analyse. ©BELGA

Selon le MR, le rapport rendu lundi par le Conseil supérieur de la santé sur l'enjeu du nucléaire est biaisé. Marie-Christine Marghem parle même de "pressions".

Le MR demandera l'audition des experts qui ont pris part à l'élaboration de l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) sur l'enjeu du nucléaire, a indiqué, ce mardi, l'ex-ministre libérale de l'Énergie, Marie-Christine Marghem, interrogée par la Première (RTBF).

"Il est de bon ton d'auditionner les experts qui se sont penchés sur ce rapport, y compris ceux qui ne l'ont pas signé et qui aujourd'hui auraient fait l'objet de pressions pour signer un rapport qu'ils n'avaient pas envie de signer", a commenté celle qui est actuellement députée à la Chambre.  

"Trois experts qui ont fait ce travail avec les autres (...) ont refusé de se faire identifier alors qu'ils avaient un avis dissident."
Marie-Christine Marghem
Députée MR et ex-ministre de l'Énergie

Dans son rapport publié lundi, le CSS estime, notamment, que "sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, l'énergie nucléaire de fission, telle que déployée actuellement, ne peut pas prétendre satisfaire aux principes du développement durable". Une position aussitôt saluée par l'actuelle ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten (Groen), et par celle du Climat, Zakia Khattabi (Ecolo), mais pas par le MR

Un biais d'analyse

Mme Marghem a répété ce mardi qu'à ses yeux, le rapport comportait un biais d'analyse. "Il y a des choses que l'on trouve dans le rapport et qui ne se trouvent pas dans les conclusions. Le rapport purement idéologique montre que ces scientifiques sont fixés sur la décroissance. Trois experts qui ont fait ce travail avec les autres, dont je ne conteste pas la haute qualité scientifique, mais qui ont des idées qui masquent la science de ce qu'ils disent, ont refusé de se faire identifier alors qu'ils avaient un avis dissident", a-t-elle souligné.

Pour la députée libérale, ce rapport ne peut pas servir de base pour les choix que le gouvernement est amené à devoir faire.  "Je fais partie de la majorité, mais quand quelques personnes au gouvernement emmènent les autres, comme des moutons de Panurge, et les citoyens de ce pays vers un précipice, je dis stop", a encore dit Marie-Christine Marghem.

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