Le patron de l'armée défend ses subordonnés dans le dossier F-16

Le général Marc Compernol, "patron" de l'armée. ©BELGA

Le général Marc Compernol, le chef de la Défense, dédouane ses subordonnés de rétention d’informations concernant les mémos de Lockheed Martin sur une possible prolongation des F-16.

Le patron de l'armée, le général Marc Compernol, a estimé mercredi que le responsable de la flotte des F-16, son subordonné, n'avait pas à transmettre à la hiérarchie des informations sur la possible prolongation de ces avions de combat.

Rappel des faits

La Défense s’est retrouvée au cœur d’une tempête politico-médiatique fin mars suite à la fuite d’un rapport de Lockheed Martin qui affirmait que nos avions de chasse F-16 pourraient voler plus longtemps que présupposé, sans "coûts exorbitants". Une information qui n’était pas remontée jusqu’au ministre de tutelle, Steven Vandeput.

Un audit a alors été demandé à l’Inspection générale de l’armée, et un autre au comité d’audit fédéral. Ces deux audits ont été présentés vendredi après-midi en commission de la Défense, et devraient permettre de comprendre pourquoi l’information est restée confinée à l’armée.

Cette étude de Lockheed Martin, qui n’a donc pas été transmise au ministre au grand désarroi de l’opposition, porte donc sur la prolongation de la durée de vie des F-16 de six ans. Plusieurs hauts gradés de l’armée de l’air potentiellement impliqués dans la non-transmission de ce mémo du constructeur américain s’étaient mis provisoirement en retrait de leurs fonctions.

Le colonel Peter Letten, en charge du matériel volant au sein de la Direction générale des ressources matérielles de l'armée (DG-MR), "a pris une décision défendable", a déclaré le chef de la Défense.

Le général Compernol a expliqué que la Défense est une "organisation très complexe"500.000 à 600.000 documents circulent chaque année. 

"Si on veut gérer une telle organisation, il faut donner la confiance aux gens compétents qui à leur niveau savent prendre les décisions", a-t-il affirmé afin de justifier le fait que le colonel Letten ne l'ait pas informé de l'existence des études de Lockheed Martin, le constructeur des F-16.

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