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Le patronat refuse un salaire minimum à 14 euros

Pieter Timmermans, patron de la FEB ©SISKA VANDECASTEELE

"Un salaire minimum interprofessionnel de 14 euros équivaut à du chômage organisé", clament les organisations patronales FEB, UNIZO, Boerenbond et UCM.

Le relèvement du salaire minimum à 14 euros de l'heure (soit 2.300 euros par mois) "équivaudrait à du chômage organisé", estiment les organisations patronales FEB, Unizo, Boerenbond et UCM. Une proposition de loi en ce sens était discutée mercredi en commission des Affaires sociales à la Chambre. L’idée est aussi reprise dans les notes de l’informateur Paul Magnette.

Cette proposition est inacceptable et économiquement destructrice, s'insurgent les quatre organisations. La mesure représenterait une "hausse de 40% par rapport aux salaires minimums actuels". Elles citent les travaux de l'économiste américain David Neumark qui révèle "que pas moins de 85% de toutes les études sur le salaire minimum pointent un effet négatif sur l'emploi privé".

Les organisations patronales jugent l'initiative inacceptable, "dans la mesure où la concertation sociale bat actuellement son plein".

Les organisations patronales jugent l'initiative inacceptable, "dans la mesure où la concertation sociale bat actuellement son plein". Un accord pour augmenter le salaire minimum d'1,1% existe entre les partenaires sociaux, à l'exception de la FGTB. Faute de soutien du syndicat socialiste, ce dossier reste bloqué.

Pour les patrons, la proposition de loi émanant du PS serait par ailleurs "économiquement destructrice". Augmenter "de manière aussi spectaculaire" le coût des emplois rémunérés à un salaire compris entre le salaire minimum et 2.300 EUR par mois "entraînera inévitablement de lourdes pertes d'emplois", qui toucheraient principalement des "travailleurs peu qualifiés et vulnérables", estiment-ils.

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