Le PTB veut un débat sur le fond avec Maggie De Block

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Le PTB a dénoncé les messages haineux et grossiers adressés à la ministre de la Santé Maggie de Block, après que le parti a lancé une campagne critiquant les hausses de prix des médicaments envisagées par la Ministre. Le parti affirme disposer de suffisamment d'arguments pour débattre sur le fond.

La campagne lancée par le PTB et son réseau de maisons médicales Médecine pour la Peuple pour dénoncer les hausses de prix des médicaments envisagées par la ministre de la Santé Maggie De Block, a suscité pas moins de 3.000 messages, témoignages et courriels. Le parti a reconnu samedi que 41 d'entre eux étaient de nature haineuse, tout en soulignant qu'il les condamnait. Il voudrait pouvoir débattre du fond avec la ministre et affirme qu'il dispose pour cela de suffisamment d'arguments.

Maggie De Block se plaignait samedi dans plusieurs quotidiens d'avoir été, depuis le début de l'année, la cible de menaces et d'insultes de la part de militants PTB. Elle a lancé, sur les réseaux sociaux, un appel à stopper les messages haineux et grossiers.

"Nous recevons d'innombrables témoignages de personnes pour lesquelles les médicaments sont devenus impayables", explique Dirk Van Duppen, de Médecine pour le Peuple. "Visiblement, quelques personnes ont profité de la campagne pour envoyer des messages de haine à la ministre. Cela concerne 41 messages sur 3.000, soit 1,3%", souligne-t-il, alors que le cabinet de Maggie De Block décrivait "10% de messages en néerlandais et 35% en français" comme étant très négatifs, insultants voire menaçants.

Quoi qu'il en soit, "même 1,3%, c'est trop et inacceptable", tranche clairement M. Van Duppen.

La colère de la population, parfois sous forme haineuse, s'est également exprimée dans les réactions à l'appel au respect lancé par la ministre elle-même, constate le PTB. Le parti juge cette "frustration compréhensible", mais insiste sur le fait que "l'insulte ne mène nulle part".

Le Docteur Van Duppen appelle désormais à un débat sur le fond. "Il serait bête de la part de la ministre de mettre les 98,7% de témoignages de personnes en difficulté dans le même sac que les 1,3% de messages injurieux", conclut-il.

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