Le taux de chômage se rapproche d'un plus bas

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Le Bureau du plan a sorti la calculette pour définir les grandes lignes d’ici 2024. Au programme, croissance atone, pouvoir d’achat en hausse mais au profit de l’épargne notamment, et taux de chômage en baisse. Des tendances à politique inchangée, n’anticipant pas les mesures d’économies du futur exécutif

Nouvel exercice de prédictions pour le Bureau du plan, qui présentait ses prévisions économiques 2019-2024 mardi. Comme à l’accoutumée, il en va de grandes lignes "à politique inchangée", c’est-à-dire n’anticipant pas les éventuelles mesures d’économies que le futur exécutif prendra.

Croissance

1,3%
de croissance
La croissance tournera de manière générale autour d'1,3% sur les cinq années à venir.

En bref, de manière globale, la croissance du PIB belge devrait ralentir cette année pour atteindre 1,3%. Le chiffre circulait, il se concrétise. Tout comme en 2020 d’ailleurs, où il se situerait alors sous la moyenne de la zone euro, à 1,4%, et mondiale, à 3,5%. Malgré une reprise de galon prévue en 2021 sous l’impulsion d’exportations un peu plus soutenues, la croissance tournera de manière générale autour de ce pourcentage sur les cinq années à venir, ressort-il des calculs du Plan, connaissant ainsi une moyenne identique sur la période de 2013 à 2018.

Pouvoir d’achat

Côté pouvoir d’achat, le tax shift du gouvernement Michel aura fait son effet puisque le revenu disponible devrait croître cette année de 2,2%, contre 2% initialement attendus lors du même exercice mené en 2018 par le Plan. Pour autant, le Belge ne déboursera pas énormément plus. La croissance en volume des dépenses de consommation devrait se limiter à 0,8% en 2019, donnant lieu à une forte augmentation du taux d’épargne des particuliers. Par la suite, en 2020, un léger rebond devrait tout de même se produire "et ainsi donner un élan significatif à la demande intérieure".

Emploi

"Le taux de chômage devrait atteindre 7,4% en 2024, contre 9,5% en 2018 et 10,4% en 2014."

Ensuite, vient alors la question des perspectives en matière d’emploi. À moyen terme, la population active devrait effectuer un fameux bond. "L’emploi intérieur progresserait de 205.500 personnes", indique le Plan, mais "à un rythme un peu moins soutenu qu’au cours des six dernières années". De quoi redonner tout de même des couleurs au taux d’emploi qui passerait de 69,7% en 2018 à 70,8% en 2020. Mieux, mais toujours en deçà de l’objectif de 73,2% fixé par la Belgique pour cette année. Un pourcentage qui ne serait toujours pas atteint en 2024.

Dans le même temps, et c’est le corollaire du point précédent, le taux de chômage dans le pays devrait descendre d’ici cinq ans à son niveau le plus bas depuis la seconde moitié des années 70, ressort-il des prévisions du Bureau du plan. Passé de 10,4% en 2014 à 9,5% en 2018, il baisserait à 7,4% en 2024.

Budget

Une bonne nouvelle qui doit faire passer la pilule, comme déjà évoqué, côté budgétaire où le déficit budgétaire représenterait 2,3% du PIB en 2021 à politique inchangée, soit 11 milliards d’euros, alors que la Belgique évoque dans le programme remis à l’Europe un équilibre atteint en 2021. En fin de législature, le déficit atteindrait pour l’heure 2,7%, selon le Plan.

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