Le télétravail des fonctionnaires de l'Intérieur mal protégé

(© Catherine Lambermont) ©Photo News

La Cour des comptes estime que les mesures de sécurité entourant le télétravail des fonctionnaires de l'Intérieur, en termes de mots de passe par exemple, sont insuffisantes.

Les mesures de sécurité du service public fédéral (SPF) Intérieur en matière de travail à domicile de ses fonctionnaires "doivent être revues", en particulier les mots de passe ainsi que le système de sécurité et de protection des ordinateurs portables, alerte la Cour des comptes dans son 169e cahier d'observations présenté ce vendredi à la Chambre.

Le SPF Intérieur, qui gère notamment les services de police et de sécurité civile, applique actuellement une politique de gestion des mots de passe "nettement inférieure aux normes" pour ses "télétravailleurs", dénonce la Cour.

En outre, la protection antivol des ordinateurs portables et autres équipements mis à la disposition des télétravailleurs varie d'un service à l'autre et l'encryptage des données sur les ordinateurs portables et autres supports mobiles n'est pas organisée de façon systématique, ajoute l'organe de contrôle, qui réclame plus de coordination.La Cour note toutefois qu'un marché public est en cours concernant les autorisations d'accès.

Mais ces lacunes dans la sécurité du télétravail des fonctionnaires de l'Intérieur tranchent avec les bons résultats enregistrés dans d'autres administrations.
Ainsi, au SPF Sécurité sociale, au SPF Économie, et au SPF Personnel et Organisation, une politique "suffisante" a été menée en la matière, et des mesures adéquates d'identification et d'autorisation ont été prises, selon la Cour.

Le télétravail est en augmentation dans l'administration fédérale. Fin 2007, on y recensait 490 télétravailleurs réguliers, soit 3,92% de l'effectif des administrations concernées. Fin 2011, ce nombre s'élevait à 2.879, soit 14,42%.

D'autres lacunes

Les critiques de la Cour sur le SPF Intérieur ne visent pas uniquement le télétravail des fonctionnaires. La gestion financière des recettes de la police fédérale provenant de prestations au profit de tiers lui pose aussi problème. "Il est très difficile de déterminer quels biens ou services peuvent être fournis gratuitement aux zones de police locale", note la Cour. Les modalités de paiement de l'escorte des transports de valeurs sont trop "floues", et les garanties de respect des conditions auxquelles les membres du corps d'intervention sont mis à la disposition des zones de police locale sont "insuffisantes".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés