Les 500 euros défiscalisés inquiètent les indépendants

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Le gouvernement fédéral ainsi que les représentants de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Cocof n’ont pu trouver, lundi, de terrain d’entente sur la proposition du fédéral de défiscaliser le travail associatif et l’économie collaborative à hauteur de 500 euros mensuels.

"La FWB souhaite privilégier la concertation, mais les signaux envoyés par le Fédéral ne semblent pas aller dans cette voie, au contraire même", nous confie-t-on au cabinet du ministre-président Rudy Demotte. Les entités fédérées ont en effet assez mal pris la nouvelle que la réforme entrerait en vigueur le 20 février déjà. La ministre fédérale Maggie De Block (Open Vld) leur a proposé lundi de reporter l’entrée en vigueur au 1er mai 2018 pour les domaines d’activités qui relèvent de leurs compétences. Un délai à mettre à profit pour évaluer leur législation et l’adapter, au besoin, à la nouvelle disposition fédérale.

Concurrence déloyale

En attendant, l’inquiétude est grande chez les indépendants. Ils redoutent une concurrence déloyale. Ainsi, Izeo, qui représente les indépendants et PME à Bruxelles, propose d’exclure la construction et le jardinage et d’instaurer un plafond de 150 euros par prestation. Mais surtout, Izeo voudrait limiter à 3 ans le bénéfice de l’exonération. "Après quoi soit le candidat entrepreneur arrête, soit il entre dans le régime général", suggère Pierre-Philippe Grignard, secrétaire général d’Izeo. "Faute de quoi nous aurons créé une économie parallèle qui provoquera des dégâts qui sont aujourd’hui largement sous-estimés, y compris des faillites et des pertes d’emploi", prévient-il.

Le texte doit être examiné ce mardi en seconde lecture en commission de la Chambre, avant une adoption finale en séance plénière la semaine prochaine. 

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