Les boutons de manchette de Marc Couck...

©Nicolas Vadot

La solution d'un patron pour faire (enfin) gagner le Standard / Tu as vu ma photo? / Des roses blanches pour se faire pardonner / Une promesse au poil / Un secret bien gardé / Quand les socialistes changent d'avis sur le bonus-logement.

Les supporters, les pandas et les autres…

Lundi dernier, Eric Domb avait pas mal de supporters à l’Auditorium 2000 au Heysel lors de la cérémonie de l’Entreprise de l’année 2015. La présence de Marc Coucke n’est pas passée inaperçue. Pour l’occasion, le nouvel actionnaire flamand de Pairi Daiza arborait de splendides boutons de manchette en forme de pandas. Eric Domb pouvait aussi compter sur le soutien de Marc Raisière, le patron de Belfius. La banque du boulevard Pacheco est engagée dans une campagne de publicité où elle met en évidence quelques patrons dynamiques, dont Eric Domb. Après la victoire de ce dernier, il ne suffisait plus que de surfer sur la vague et d’ajuster sa publicité: "Quand toute l’équipe de Pairi Daiza est récompensée, c’est toute l’équipe de Belfius qui applaudit". En langage marketing, on appelle cela un "top topical". Dans le cas de Pairi Daiza, on oserait même dire un "top tropical".

Un sponsor heureux.

"Pour gagner, le Standard n’a qu’à placer Mithra sur ses maillots."
François Fornieri
CEO de mithra pharmaceuticals

François Fornieri, le patron de Mithra, a réponse à tout, ou presque. Comment le Standard de Liège peut-il redresser la barre et quitter la dernière place du classement dans le championnat belge? C’est simple, dit-il, en mettant de la publicité Mithra sur les maillots du club! Et prendre ainsi exemple sur l’équipe féminine de foot du Standard et sur les basketteuses des Castors Braine qui alignent les succès. Bon, Mithra est surtout réputé pour ses produits de contraception féminine. Pas sûr que les joueurs du Standard apprécieront l’initiative…

Les petits plats dans les grands…

La société EY (anciennement Ernst & Young), qui organise l’élection de L’Entreprise de l’année, en collaboration avec "L’Echo" et BNP Paribas Fortis, avait mis les petits plats dans les grands pour le 20e anniversaire. Avec notamment une rencontre entre le Roi et les vainqueurs des années précédentes.

Les photos géantes de tous ces vainqueurs trônaient d’ailleurs dans la grande salle de réception. Pour l’occasion, un gagnant nous a raconté comment un photographe est venu entièrement chambouler son living pour la prise du cliché, bousculant rideaux, tapis et canapé. Presqu’une tornade! Bref, quand on est vainqueur du trophée, il faut pouvoir assumer… Mais, il faut le reconnaître, ces photos sur plusieurs mètres de hauteur étaient particulièrement impressionnantes…

Quand "GL" fait pleurer la présidente.

Sacré Georges-Louis Bouchez. Le remuant député libéral, le "kid de Mons", n’en rate pas une. Sa verve et son dynamisme l’emmènent parfois plus loin qu’il n’aurait souhaité aller. Cette fois-là, la semaine dernière au Parlement de la Communauté française, en commission de l’Enseignement, Bouchez est remonté comme une pendule. La socialiste Latifa Gahouchi préside la commission et entend en faire modifier l’ordre du jour avec l’accord de la ministre Joëlle Milquet. Mais "GL" ne l’entend pas de cette oreille et apostrophe la présidente: "Sur quel article du règlement vous basez-vous pour faire cela?", lui demande-t-il. Latifa Gahouchi s’emmêle quelque peu les pinceaux et Bouchez en profite pour en remettre une couche. "Vous n’avez pas le droit de modifier le règlement, c’est une démocratie ici, pas une dictature!". Voilà une saillie qui provoque… une crise de larmes. La présidente est en pleurs. "Ma famille est d’origine marocaine et mes parents ont justement fui une dictature, vous n’avez pas le droit de me comparer à un dictateur!" Malaise de la ministre Joëlle Milquet, qui tente de remonter le moral de la socialiste. Et "GL", lui, est déjà sorti de la commission. Il file chez le fleuriste de la gare centrale, achète un bouquet de vingt roses blanches et revient dare-dare l’offrir à la présidente de commission. Qui accepte bien volontiers les fleurs du jeune libéral. Clic-clac, Joëlle Milquet prend même une photo pour immortaliser l’événement. Love is in the air. Doucement: "Les roses blanches, c’est l’amitié, pas l’amour", nuance le député montois. Il veut toujours avoir le dernier mot, ce Georges-Louis Bouchez.

Le "barbudo" de Brussels Airlines.

Lors de sa conférence de presse pour le lancement du nouveau programme de fidélité "Loop" de Brussels Airlines, le directeur commercial Lars Redeligx est apparu mal rasé. Ou plus exactement, rasé "tendance" à la Paul Magnette. Un journaliste – vrai barbu, lui – lui a fait remarquer ce changement physique. Réponse de l’intéressé: "Je me la raserai quand Brussels fera des bénéfices." Et puis, après une hésitation et pour ne pas laisser croire que ce sera à la Saint-Glinglin, il a ajouté: "Ce qui ne saurait tarder!". Pour info, quand Fidel Castro a gagné sa révolution, contrairement à ce qu’il avait annoncé, il n’a pas rasé sa barbe! Il l’a même laissé pousser comme un ayatollah. On verra bien.

Détournement. Jeudi soir, Le Chat a tiré la langue à Nick Rodwell, le très pointilleux gardien du patrimoine d’Hergé. Sollicité par Microsoft pour parler des médias et du numérique, lors d’une soirée débat à Mons, Philippe Geluck a dessiné une affiche intitulée "Le Chat en numérique". Un joli détournement de la couverture de l’album "Tintin en Amérique". Interrogé sur un risque de procès avec Nick Rodwell, le papa du Chat a répondu qu’il entretenait de "très bonnes relations avec lui" et a même jugé "moral" ce pastiche. "Je me fais moi-même tellement et largement piller en termes d’images que je peux bien emprunter ça au maître Hergé"…

Base de l’accord.

Le secret a été jalousement gardé sur les conditions de l’accord amiable conclu cette semaine entre Proximus et ses concurrents Base Company, KPN et Mobistar. L’opérateur historique a payé globalement 120 millions d’euros aux trois plaignants pour clore l’affaire. Et clap, c’est fini, on passe à autre chose. Le dossier portait sur les tarifs de terminaison mobiles indûment pratiqués de 1999 à 2004 par Belgacom pour favoriser sa filiale mobile. Ce que l’on sait moins, ou pas, c’est que Belgacom a frappé à plusieurs reprises à la porte des trois autres pour leur proposer un accord amiable, qui a d’ailleurs varié avec le temps. Pourquoi dès lors l’affaire se règle-t-elle maintenant? Pour embellir les comptes au quatrième trimestre de l’opérateur néerlandais KPN, (ex-) maison mère de Base, sachant que KPN recevra le gros du montant de 66 millions promis au tandem Base-KPN? Autre hypothèse: l’accord de vente de Base à Telenet prévoyait une clause réservant l’essentiel des revenus des litiges à venir à KPN, mais peut-être l’effet de cette clause était-il limité dans le temps. Autrement dit, si on laissait encore traîner les choses, le pognon risquait de prendre la direction des poches de Telenet. Pure supposition de notre part, bien sûr.

La politique, un monde incroyable…

Maxime Prévot en sait quelque chose! Le ministre cdH a même failli tomber à la renverse jeudi à l’Elysette lors de la présentation du nouveau bonus-logement wallon rebaptisé "Chèque Habitation". En cause, les propos tenus par son collègue socialiste Paul Furlan. Tout en expliquant le mécanisme du nouveau système, Paul Furlan s’est félicité de voir que le calcul des primes se basera à l’avenir sur les revenus de l’individu et plus sur ceux du ménage. Les propos de Paul Furlan ont visiblement provoqué un petit malaise du côté du cdH.

Il faut savoir que depuis le début des négociations politiques sur la réforme du bonus-logement, les représentants wallons du PS ont fait le forcing auprès du cdH pour que le calcul des avantages reste lié aux revenus des ménages. Pas question donc d’individualisation. En face, côté cdH, on n’en démordait pas: pas de réforme si le PS s’entête à vouloir tout centrer sur les ménages et non sur l’individu. Benoît Lutgen, le patron des centristes, est même monté au front pour tout bloquer. Puis est arrivé le congrès du PS, le 6 octobre, pendant lequel la famille socialiste a expliqué toute l’importance de… l’individu. Un boulevard pour le cdH et en particulier pour Maxime Prévot. Le vice-président de l’exécutif wallon a sauté dans la brèche tendue par les cadres du PS pour expliquer à son partenaire au gouvernement que si l’individu est important pour les socialistes, il n’y a pas de raison de faire autrement pour la réforme du bonus-logement. Et hop, l’affaire était classée!

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