Les chercheurs s'inquiètent

Le monde universitaire craint que la suppression du financement fédéral de la politique scientifique ne soit sur la table des discussions institutionnelles.

Un certain nombre de scientifiques parmi les plus éminents du pays, néerlandophones et francophones confondus, tirent la sonnette d'alarme. Ils croient savoir que la suppression du financement fédéral de la politique scientifique fait partie des discussions en cours sur l'avenir des institutions du pays.

Le philosophe Philippe Van Parijs (UCL), l'économiste Mathias Dewatripont (ULB), le climatologue Jean-Pascal van Ypersele (UCL), l'économiste Paul De Grauwe (KUL), la généticienne Christine Van Broeckhoven (Anvers), l'historien Bruno De Wever (Gand), frère du président de la N-VA, s'inquiètent, avec d'autres, de l'avenir des "pôles d'attraction interuniversitaires" (PAI), qui favorisent la collaboration entre scientifiques appartenant aux différentes Communautés du pays.

Les académiciens trouvent pour le moins paradoxal d'être poussés à s'investir sur la scène internationale, notamment via la publication de leurs travaux en anglais, alors que, coupant les vivres à un outil favorisant la recherche en Belgique, le politique pourrait les inviter à limiter leur champ d'action à leur communauté linguistique.

Ce n'est pas la première fois que le monde scientifique s'émeut d'une possible disparition des PAI. Il y a deux ans quelque 12.000 chercheurs avaient signé une pétition contre leur suppression.

Durant l'été dernier, le Fonds flamand de la recherche scientifique, le FNRS et les recteurs d'université s'étaient déjà mobilisés pour le maintien de travaux de recherche à l'échelle fédérale.

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