Les chiffres permettent de lâcher (un peu) la bride

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La pression sur les hôpitaux reste importante, mais les contaminations diminuent et la vaccination avance. De quoi assouplir, mais pas trop et surtout pas trop vite...

Arborant une mine de circonstance, le Premier ministre Alexander De Croo a entamé sa traditionnelle conférence de presse post-Codeco en évoquant la situation dans les hôpitaux, lesquels restent "sous pression". Si certains chiffres sont encourageants, une "approche prudente et réaliste" doit rester de mise, a-t-il prévenu.

"Notre approche est prudente et réaliste."
Alexander De Croo
Premier ministre

Une fois ce cadre posé, des assouplissements, progressifs et étalés dans le temps, ont été annoncés. Ceux-ci restent décevants pour certains secteurs qui portent un regard bien différent des décideurs sur l'évolution de l'épidémie.

Trop de patients en soins intensifs

Sans entrer dans une polémique, tentons de comprendre la logique derrière les choix posés ce mercredi. Pour cela, revenons d'abord quelques semaines en arrière et plus précisément au 24 mars, date du dernier Codeco. Ce jour-là, les autorités politiques décidaient de serrer la vis, justifiant principalement leur action en se référant à une hausse continue des hospitalisations. La moyenne de celles-ci s'établissait alors à 204 par jour. Et aujourd'hui? Elle atteint 256,7 entrées quotidiennes. Une situation stable par rapport à la semaine dernière, mais un chiffre qui reste plus élevé que lors du dernier Codeco. Si le pic des admissions semble passé, les autorités insistent: elles misent sur la prudence.

3.127
Personnes hospitalisées
Actuellement, 3.127  patients sont hospitalisés en lien avec le Covid-19, dont 945 en soins intensifs

Avec un total de 3.127 personnes hospitalisées en lien avec le covid dont 945 en soins intensifs (47% de la capacité disponible), la pression sur les services hospitaliers reste d'ailleurs importante. Elle est aussi plus intense qu'au 24 mars, lorsqu'on dénombrait 2.452 patients covid, dont 636 dans les USI.

En se fiant à ces seules données, on constate que la situation reste délicate. Comment expliquer que des assouplissements soient dès lors possibles immédiatement et d'autres planifiés? Premièrement, car tous les indicateurs ne vont pas dans le mauvais sens. Ceux relatifs aux nouvelles contaminations, qui baissent depuis plusieurs jours, sont par exemple, encourageants. Pas d'enthousiasme excessif: le taux de positivité des tests (9,5%), qui sont pourtant moins nombreux (-31%), a lui augmenté cette semaine. À suivre donc...

Détresse psychologique

Deuxièmement, les chiffres ne sont pas tout! Plusieurs facteurs poussent en effet les autorités à offrir des perspectives aux citoyens, mentionnons entre autres la détresse psychologique ressentie par une part grandissante de la population. Dans le même temps, la vaccination progresse et permet d'espérer un retour à la vie normale. Les assouplissements annoncés pour mai et juin, mais conditionnés à une amélioration dans les USI, devraient nous en rapprocher...

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