Les cinq priorités de Charles Michel jusqu'aux élections fédérales

Le Premier ministre Charles Michel a présenté ce lundi sa déclaration de politique générale à la Chambre. Il a fait son dernier bilan après 4 ans au pouvoir et détaillé ses projets pour les quelques mois qui nous séparent des élections fédérales.
  • Ce qu'il faut retenir du discours de Charles Michel

    Le Premier ministre Charles Michel a énuméré ce lundi devant la Chambre les cinq priorités des sept derniers mois de la législature. Il s'est aussi félicité du bilan de son équipe après quatre ans de travail, en insistant particulièrement sur la création d'emplois.

    Le "jobsdeal" destiné à lutter contre les emplois en pénurie et le pacte pour l'investissement stratégique, la stratégie énergétique, les investissements dans la Défense, la gestion ordonnée des questions migratoires et la finalisation de la réforme des pensions occuperont le gouvernement d'ici au mois de mai. "Nous allons continuer à mettre du coeur à l'ouvrage. Gouverner, c'est gravir des collines", a dit Michel en paraphrasant Nelson Mandela.

    "Le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 1981."
    Charles Michel

    Selon lui, la recette de la coalition suédoise a payé. "Depuis 4 ans, la dynamique est à nouveau positive", a-t-il assuré: 219.000 personnes en plus qui ont décroché un emploi en quatre ans -"le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 1981"-, baisse des charges sur le travail de 12,9 milliards d'euros depuis le début de la législature, résorption de l'écart salarial avec les pays voisins, réforme de l'impôt des sociétés, etc.

    Le chef du gouvernement a donné quelques précisions sur les chantiers à finir du gouvernement. Depuis des mois, une décision est ainsi attendue dans plusieurs programmes d'investissement militaires, à commencer par le renouvellement des F-16 pour lequel l'une des offres expire... dimanche. "Nous prendrons très vite, et en tout cas avant la fin de la législature, les décisions qui s'imposent pour chacun de ces programmes", a assuré Michel, sans en dire plus. La question des "transmigrants" occupe régulièrement l'actualité.

    "Nous ne tolérerons pas que notre pays devienne une route de passage vers la Grande Bretagne."
    Charles Michel

    "Nous ne tolérerons pas que notre pays devienne une route de passage vers la Grande Bretagne. Nous ne tolérerons pas que les trafiquants d'êtres humains développent leur modèle mortel chez nous. A Zeebrugge, sur l'autoroute vers la mer ou au Parc Maximilien, l'ordre public doit être et sera garanti", a-t-il averti.

    Ce discours de politique générale était le dernier de la législature. Le Premier ministre a été longuement applaudi sur les bancs de la majorité. Mardi à 10h, les députés commenceront le débat qui précède le vote de confiance attendu mercredi après-midi.

  • Les réactions de l'opposition

    • Pour Ahmed Laaouej, le chef de groupe PS, "le Premier ministre n'est pas dans la réalité, avec son discours vaseux". Laaouej énumère les "3 milliards de coupes dans le rail" sous le gouvernement Michel, les retards pris dans l'agenda des travaux du RER ou encore les coupes dans les soins de santé, le saut d'index, la relève à 21% de la TVA sur l'électricité, etc.
    • "Il ne vit pas dans la même réalité que nous", renchérit Raoul Hedebouw (PTB), rappelant la hausse du nombre de malades de longue durée ou la dégressivité accrue des allocations de chômage.
    • "J'applaudis quand le Premier ministre pointe la responsabilité d'Electrabel" dans les risques encourus sur l'approvisionnement en électricité cet hiver, note Jean-Marc Nollet (Ecolo). "Mais ce discours est aussi marqué par une absence de volonté réelle de soutenir la transition énergétique. Le Premier ministre aligne énormément de chiffres, mais il n'a pas osé citer celui de l'augmentation des émissions de CO2, deux millions de tonnes en moyenne en plus sous cette législature".
    • Olivier Maingain (DéFI): "La croissance belge est molle" par rapport aux autres pays, car ce gouvernement "a brimé pour partie la croissance des salaires avec le saut d'index et d'autres limitations."
    • Pour Catherine Fonck (cdH), "le Premier ministre ne donne pas tous les chiffres". Le chef du gouvernement reste "en profond décalage avec la réalité des citoyens dans le domaine de la santé, la pension à 67 ans, ou encore toutes les mesures qui permettaient jusqu'ici d'adoucir les fins de carrière. Sans compter que le dossier sur la pénibilité des métiers, promis depuis quatre ans, est toujours en rade à six mois de la fin de la législature".
  • Demain à 10h aura lieu la séance de questions à la Chambre avant le vote de confiance mercredi à 15h.

  • Michel conclut en demandant la confiance

    "Nous allons continuer à mettre du coeur à l'ouvrage. Gouverner, c'est gravir des collines. Nous allons donc redoubler d'efforts, je vous demande donc la confiance au gouvernement", conclut Charles Michel, sous les longs applaudissements de la majorité.

  • "Je m'adresse aux jeunes: informez-vous et rendez-vous au bureau de vote en connaissance de cause"

    "Dimanche, les citoyens ont un rendez-vous majeur. Ils peuvent déterminer le cap qui'ils veulent donner à leur commune. Je m'adresse aux jeunes: informez-vous et rendez-vous au bureau de vote en connaissance de cause. Chaque jour tombe une nouvelle polémique et des fake news. Chers collègues, la démocratie dépend également du fait que nous fassions attention à ce que nous disons", déclare Michel, sous les ricanements de l'opposition.

  • "Le gouvernement s'emploiera à assurer un financement durable des pensions. Dans 7 mois, nous aurons mis sur pied une des plus importantes réformes des pensions depuis 1945. Nous avons également revalorisé la pension minimum. Nous mettons aussi en place la pension à temps partiel."

  • "Les mouvements migratoires? Solidarité et fermeté"

    "Les mouvements migratoires sont inhérents à l'histoire du monde. Solidarité et fermeté. Notre protection a été accordée à 48.000 personnes, qui fuient la guerre ou qui sont persécutées dans leur pays. En même temps, nous sommes intransigeants avec le respect de nos lois et nous continuerons d'expulser des personnes en situation illégale. Nous avons renvoyé 38.000 personnes qui n'étaient pas dans les conditions d'asile."

  • "Nos services de sécurité sont le fer de lance de la démocratie"

    "Nos services de sécurité sont le fer de lance de la démocratie. Je veux leur exprimer ma gratitude, mon respect. Cette année, ils ont payé un lourd tribut à Liège et à Spa, nos pensées sont avec leurs familles et leurs proches. Nous veillons à l'équilibre constant entre le droit à la sécurité et le droit à la liberté."

  • "Le budget sera utilisé pour garantir des revenus pour les personnes les plus vulnérables"

    "Notre sécurité sociale garantit la solidarité entre les personnes actives et les personnes sans emploi. Le budget sera utilisé pour garantir des revenus pour les personnes les plus vulnérables: les pensions, le revenu invalidité, le revenu d'intégration sociale. Ces efforts doivent être poursuivis dans notre pays."

  • "Les hausses de prix devront être facturées à Engie-Electrabel"

    "Le risque pour notre sécurité d'approvisionnement cet hiver s'éloigne chaque jour de plus en plus. Et nous continuons le travail avec l'ensemble des acteurs", a indiqué Michel. Le chef du gouvernement s'est montré sévère à l'égard d'Electrabel. "La gestion du parc nucléaire par Electrabel a manqué de la plus élémentaire prévoyance", a-t-il déclaré.

    Le Premier ministre entend que l'opérateur électrique supporte les hausses de prix liées à l'indisponibilité de centrales nucléaires. "Les hausses de prix liées à l'indisponibilité anormale du parc nucléaire devront être facturées à Engie-Electrabel", a-t-il souligné. La CREG a reçu la mission d'analyser l'impact sur le marché et les tarifs de cette situation. "Chacun a compris que le gouvernement, comme les consommateurs, ont été confrontés à un fait accompli. C'est inacceptable. Nous utiliserons tous les moyens de droit pour défendre les intérêts des consommateurs", a averti Michel.

  • "L'arrivée d'un 4e opérateur devrait baisser les coûts et accélérer l'installation de la 5G"

    "Notre infrastructure digitale fait partie des meilleures en Europe. Nous allons nous atteler au prix des télécoms. L'arrivée d'un 4e opérateur devrait baisser les coûts et accélérer l'installation de la 5G."

  • "Pour 2019, nous avons déjà réservé 6 millions pour le secteur ferroviaire"

    "Pour 2019, nous avons déjà réservé 6 millions pour le secteur ferroviaire. Nous investissons aussi dans des nouvelles gares. L'aéroport de Charleroi sera aussi mieux raccordé au réseau grâce à une nouvelle gare à Fleurus."

    "Après des années d'immobilisme, les travaux de finalisation du RER sont à nouveau relancés."

  • "Nous faisons de l'assurance chômage un tremplin pour retrouver un nouvel emploi"

    "Les jeunes, les personnes âgées et les personnes d'origine étrangères ont dû mal à entrer sur le marché du travail. Nous faisons de l'assurance chômage un tremplin pour retrouver un nouvel emploi, c'est dans ce sens qu'il faut comprendre la mesure de la dégressivité des allocations de chômage."

  • "Certains s'évertuent à opposer travailleurs et entreprises"

    "Certains s'évertuent à opposer travailleurs et entreprises. Ce n'est pas comme ça que nous voyons les choses. C'est pour cela que nous soutenons les jobs et les salaires net des personnes qui travaillent."

  • "Le gain total du tax shift est de 150 euros par mois pour les bas salaires. Promesse tenue"

    "Le big data révolutionne aujourd'hui notre vie et cela va s'accentuer. Nous devons donc poursuivre la modernisation de notre économie et le marché du travail. Nous avons assoupli les règles pour les secteurs demandeurs d'emploi. Je suis devant vous, 4 ans plus tard, nous avions promis 100 euros en plus pour les bas salaires, aujourd'hui, les faits sont là, le gain total du tax shift est de 150 euros par mois pour les bas salaires. Promesse tenue", clame le Premier ministre sous les applaudissements de la majorité.

  • "Nous créons des jobs et ce sont massivement des jobs de qualité"

    "Le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 1981."

    "Sous cette législature, le nombre de chômeurs a baissé de 23,5%. Certains répètent qu'il s'agirait d'emplois précaires, c'est faux. Nous créons des jobs et ce sont massivement des jobs de qualité".

  • "De trop nombreuses personnes ont du mal à joindre les deux bouts"

    "Depuis 4 ans, la dynamique est positive. Et pourtant, de trop nombreuses personnes ont du mal à joindre les deux bouts, même quand elles travaillent. Nous devons encore travailler pour améliorer cette situation. Nous sommes une économie solide, 6e dans la zone euro et 8e dans l'Union européenne. Nous devons faire encore mieux mais nous sommes optimistes pour les prochains mois."

  • Michel se félicite ensuite du choix de la Belgique pour siéger de façon non-permanente au Conseil de sécurité de l'ONU l'année prochaine.

  • "Gouverner un pays, c'est gravir de nombreuses collines. En 4 ans, nous avons beaucoup réformé et il reste du travail", déclare d'emblée Michel qui cite l'énergie, les pensions, l'accord sur l'emploi et l'avenir de la défense.

  • Michel prend la parole à 14h20

  • Charles Michel est arrivé à la Chambre

  • Les députés commencent à arriver

    Les députés commencent à arriver. Le discours commencera avec un peu de retard.

  • Charles Michel doit s'exprimer d'ici une quinzaine de minutes...

  • Bilan et programme

    La déclaration du Premier ministre doit commencer à 14h15. Il va faire le bilan de ses quatre années à la tête du gouvernement et présenter ses projets pour la dernière ligne droite de cette législature, qui prendra fin dans quelques mois lors des élections fédérales de mai 2019.

  • Bonjour à toutes et à tous! 

    Bienvenue sur ce live pour suivre en direct la déclaration de politique générale du Premier ministre Charles Michel devant les députés à la Chambre.

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