Les contrôleurs aériens allemands à la rescousse de Liege Airport

©BELGAIMAGE

Pendant les périodes les plus problématiques, les contrôleurs aériens allemands vont pouvoir traiter 6 mouvements d'avion par heure à l'aéroport de Liège.

Suite aux tensions sociales qui entraînent des interruptions de service dans le contrôle aérien en Belgique, Skeyes (ex-Belgocontrol) a mis en place une procédure de "business continuity" avec le contrôle aérien allemand. Cette procédure permettra de traiter 6 mouvements par heure pendant les périodes les plus critiques et sera opérationnelle dès la nuit du 18 au 19 avril, a-t-on appris à l’issue de la réunion de crise qui s’est tenue ce jeudi en fin d’après-midi à Liege Airport.

"Cela permet de sauver certains vols, mais c’est une solution partielle et de court terme."
Christian delcourt liege Airport

Johan Decuyper, le CEO de Skeyes, était en effet présent à cette réunion qui rassemblait l’ensemble des acteurs du secteur cargo (compagnies aériennes, manutentionnaires, services publics…) pour faire le point sur les difficultés entraînées par les interruptions de travail chez le contrôleur aérien belge. Et il a annoncé avoir dégagé cette solution avec les contrôleurs aériens allemands. "Cela va nous permettre de sauver une partie des vols, mais ce n’est qu’une solution partielle et de court terme", réagit Christian Delcourt, communication manager de Liege Airport. Nous avons en effet pas moins de 100 vols par nuit et ce recours au contrôle aérien allemand ne peut se faire que pour un nombre d’heures limité."

Selon les participants à la réunion de crise chez Liege Airport, plus de 20 millions d’euros ont d’ores et déjà été perdus par les opérateurs. "Il a aussi été confirmé que des entreprises avaient mis fin à de nombreux contrats d’intérimaires et ont recours à du chômage économique. Il devient clair que l’action des contrôleurs aériens détruit l’emploi à Liège Airport" déclare Christian Delcourt.

Les clients cherchent des alternatives pour éviter une interruption de leur chaîne d’approvisionnement, ce qui menace l’emploi et le développement de Brussels Airport "à court terme, mais aussi à long terme".

Air Cargo Belgium, qui représente des compagnies aériennes de fret active à Brucargo, tire également la sonnette d’alarme: les clients cherchent des alternatives pour éviter une interruption de leur chaîne d’approvisionnement, ce qui menace l’emploi et le développement de Brussels Airport "à court terme, mais aussi à long terme".

L’idée de remplacer les contrôleurs civils par des militaires a été jugée impossible par les ministres fédéraux de la Défense et de la Mobilité, Didier Reynders et François Bellot: les deux catégories de contrôleurs ne disposent pas des mêmes équipements, ni des mêmes licences.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect