Les coopérateurs d'Arco mettent la pression sur le gouvernement

©BELGA

Ils mettent en demeure les quatre partis de l’exécutif Michel de les indemniser.

La nouvelle s’est répandue dans les états-majors politiques comme une traînée de poudre: des coopérateurs d’Arco mettent en demeure les partis du gouvernement Michel de les indemniser comme ils leur en avaient fait la promesse. Quelque 5.000 coopérateurs d’Arco, parmi les près de 800.000 qui ont vu leur épargne partir en fumée lors de la chute de Dexia, ont confié cette action à l’avocat Geert Lenssens, du cabinet bruxellois SQ Law. Les partis visés sont le MR, le CD&V, l’Open Vld et la N-VA. Geert Lenssens déclare ne pouvoir "ni confirmer, ni infirmer" cette information.

Les coopérateurs veulent que MR, CD&V, Open Vld et N-VA tiennent leur promesse.

Principal actionnaire de Dexia, Arco avait été emporté dans la chute du groupe de bancassurance belgo-français. Les coopérateurs d’Arco avaient vu ainsi leurs parts perdre toute valeur alors que, pour la plupart, ils croyaient avoir effectué un placement d’épargne. La mise en demeure est surtout une mauvaise nouvelle pour le CD&V qui, dans son programme électoral, ne pipe mot à propos d’Arco.

À présent que les coopérateurs ruinés rompent le silence, le CD&V retrouve des accents guerriers pour les défendre. "Le CD&V est le seul parti qui s’est toujours employé à trouver une solution pour les épargnants d’Arco. Pour le CD&V, une entrée en Bourse de Belfius n’est possible que si la solution imaginée pour les épargnants d’Arco reste valable également", déclare le CD&V sur Knack.be. Le parti continue donc à faire le lien, que le gouvernement Michel avait convenu, entre l’entrée en Bourse de la banque publique Belfius et une indemnisation partielle des coopérateurs d’Arco. Ce deal n’a jamais abouti. Et, du côté de la direction de Belfius, on ne table plus sur une telle opération dans un avenir proche.

Cette solution se heurte en effet à un écueil de taille: la Commission européenne s’oppose à une telle indemnisation qui s’assimilerait, selon elle, à une aide publique illégale.

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