Les coulisses de la rédaction

©Nicolas Vadot

Le footballeur devenu entrepreneur / Erreur sur la ligne / Du beau monde à table / L'officieuse première dame de France est "très sympa" / Quand Ikea veut régaler les parlementaires européens / Une période de flottement / Un ardent défenseur des start-ups.

Le cinq, un chiffre porte-bonheur?

Daniel Van Buyten, l’ancien défenseur international devenu administrateur au Standard de Liège, vient de créer son entreprise. Il a baptisé sa société "Immo 5 Invest" et l’a établie à Liège. Elle a notamment pour objet social la consultance, la formation et le management en rapport avec le football: normal pour un ancien Diable Rouge qui est resté dans l’univers du ballon rond. La SPRL pourra également exercer toutes sortes de métiers liés à l’immobilier: promotion, marchand de biens, courtage en vente et location, etc. Si l’ancien libéro de Charleroi, du Standard, de l’Olympique de Marseille et du Bayern a retenu le chiffre 5 dans la dénomination de sa start-up, c’est vraisemblablement pour évoquer la période la plus glorieuse de sa (riche) carrière: celle où il verrouillait la défense du Bayern de Munich. Le grand Daniel portait en effet le numéro 5 chez les champions d’Allemagne, notamment lorsqu’ils ont remporté la Champions League en 2013. Cinq, ça fait très "club", comme dirait l’écrivaine pour enfants Enid Blyton: normal, pour un footballeur. Faut-il y voir aussi une allusion aux futures activités de Daniel Van Buyten? Possible, mais il devra veiller alors à ne pas marcher sur les plates-bandes de marques existantes. Allô, Chanel?

Engie, ex-Electrabel...

Petit coup de fil étonnant de N-Allo, le call center d’Electrabel. Il nous contacte en tant qu’ancien client, pour nous proposer un tarif plus bas que celui de notre fournisseur actuel. Un marketing plutôt agressif, mais qui fait partie des efforts déployés par l’entreprise depuis plusieurs années pour récupérer des clients partis à la concurrence et en acquérir de nouveaux. Plus surprenant: le vendeur présente l’entreprise comme "Engie, anciennement Electrabel". La décision de changer de nom aurait-elle été entérinée en toute discrétion au sein de la filiale belge? Electrabel, contactée par nos soins, dément formellement. "La réflexion est toujours en cours, mais il n’est absolument pas question, pour l’instant, de disparition de la marque Electrabel. Il s’agit d’une initiative isolée d’un opérateur de notre centre d’appel."

À taaaable! Pas dingues, les administrateurs de la Chambre de commerce et d’industrie de Bruxelles (Beci). Si on trouve déjà du beau monde à la table du conseil, une assemblée générale tenue le 1er octobre dernier vient de renforcer les troupes avec, entre autres, deux fines bouches. Pierre Marcolini, l’artisan-chocolatier que l’on ne présente plus, et Frédéric Rouvez, co-fondateur d’Exki, ont donc été nommés administrateurs du Beci, un choix aussi intelligent qu’intéressé pour les gourmets-gourmands.

"Bonjour, moi c’est Julie"

Dimitri Jeurissen, patron de l’agence Base Design, réunissait l’autre soir à dîner une vingtaine de convives dans un endroit improbable, l’hôtel des Tourelles avenue Churchill à Uccle, aujourd’hui inoccupé. Parmi les participants à cette petite soirée, Xavier van Campenhout (Degroof Petercam) Philippe Close (l’échevin PS du tourisme et des finances à la Ville de Bruxelles), le décorateur Lionel Jadot, John-Alexander Bogaerts, fondateur du Cercle B19 et, en guest-star… l’actrice Julie Gayet herself. Proche de l’hôte du jour, l’officieuse première dame de France n’était, on s’en doute, pas accompagnée de son cher et tendre. Mais, de l’aveu d’un des convives, elle s’est montrée "très sympa" se présentant par un simple "Bonjour, moi c’est Julie" avant de parler de tout et de rien, de sa famille, de ses enfants… "L’opposé de l’image que l’on a de la Parisienne snob et guindée", s’enthousiasme un convive qui ne s’est visiblement pas encore remis de cette rencontre inattendue.

Les députés et le restaurant d’Ikea

Suite au scandale du LuxLeaks, le Parlement européen a mis sur pied une commission d’enquête sur l’évasion fiscale. Conviés à s’expliquer devant les députés, les géants américains Apple et Facebook ainsi que le groupe suédois d’ameublement Ikea ont refusé d’être auditionnés. En représailles, le Parlement européen leur a retiré leur accréditation. "S’ils veulent faire du lobbying dans nos murs, ils doivent aussi accepter d’être convoqués par une commission spéciale lorsque c’est nécessaire", estime Alain Lamassoure, le député européen PPE en charge de cette commission.

Selon nos informations, Ikea, Facebook et Apple font une courbe rentrante. "Même le CEO de la plus grande entreprise du monde ne peut se passer de son droit d’entrer au Parlement européen", dit Lamassoure. Ikea est allé jusqu’à inviter les députés à manger à son quartier général. Une belle erreur, cela ne se fait pas. "Mais que veulent-ils? Nous acheter, ou quoi?" tonne un député de la commission Taxe.

Une association très discrète

Généralement, les assemblées générales de l’AEA, l’Association des compagnies aériennes, se font avec flonflons et trompettes dans les grandes métropoles du continent et la presse y est généreusement invitée. Cette année, elle a eu lieu à Anvers dans la plus grande discrétion. Même la presse belge n’y a pas été conviée. En cause, la récente création d’une association parallèle réunissant Air France, Lufthansa, IAG (Bristish Airways et Iberia), EasyJet et Ryanair.

On sait qu’IAG et Alitalia ont quitté l’AEA pour cause de divisions sur la question des compagnies du Golfe, mais l’AEA est-elle menacée pour autant?
À en croire un des participants: "L’AEA n’est pas morte, mais elle est dans le couloir de la mort pour un temps indéterminé." De fait, si Air France et Lufthansa étaient représentées à Anvers, leurs présidents Alexandre de Juniac et Carsten Spohr étaient absents, retenus officiellement "par d’autres obligations". Une chose est sûre: le président en titre, Temel Kotil, CEO de Turkish Airlines, n’a pas du tout envie de voir l’AEA disparaître. Probablement parce qu’il risque de ne pas être accepté dans la nouvelle alliance car faisant partie des "ennemis" à la même enseigne que les compagnies du Golfe, précisément. On traverse donc une période – comment dire? – de flottement!

Le Belge de San Francisco

Gros succès de foule au Palais de la Bourse pour l’événement "Oser le capital à risque en Belgique en 2015" organisé par Internet Attitude et Be Angels. Même une délégation économique congolaise, de passage en Belgique, était de la partie, emmenée par le ministre du Plan, Georges Wembi. D’où des mesures de sécurité renforcées devant la Bourse.

La vedette de la soirée s’appelait Xavier Damman, ce jeune Belge qui est parti à San Francisco et qui a co-fondé la société Storify. Damman est un ardent défenseur des start-ups, demandant que toute jeune société bénéficie d’exemption de taxes et de charges sociales lors du lancement. Mais attention, les start-ups sont tout à fait prêtes à payer des impôts lorsque des profits sont au rendez-vous. Même une taxe sur les plus-values est vue d’un bon œil par le jeune entrepreneur. Une déclaration qui a jeté un petit froid dans l’assemblée. Même si, précisons-le, Xavier Damman préconise également une déduction des moins-values. Simple question d’équité fiscale.

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