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Les coulisses

©Nicolas Vadot

Un ancien Premier ministre déguisé en roi du carnaval?/Ne pas confondre deux Guy/Brainstorming intensif pour un nom de société/Un responsable wallon plus détendu/Un patron belge qui a eu le nez fin/Ces "Juliette et Victor" qui embellissent Bruxelles

Guy qui?

Quelle mouche a donc piqué Guy Verhofstadt? L’europarlementaire et ancien Premier ministre libéral flamand vient de participer à la fondation de Grand-Feu de Marbaix, une ASBL hennuyère qui a pour vocation d’organiser chaque année un cortège carnavalesque à la fin de l’hiver… Musique et bûcher figurent au programme de l’association qui entend défiler dans ce coin du Hainaut proche de l’Heure, la bien nommée. On imagine déjà le Guy et ses associés faire la danse du Saint-Guy à la lumière des torches en attendant le gras du mardi… Renseignements pris, il s’agit d’un homonyme un peu plus jeune et, vraisemblablement, un peu plus wallon que la personnalité Open VLD.

Dommage, nous, l’ex-Premier en roi du carnaval, on trouvait ça cocasse; on le voyait déjà se parant de couleurs arc-en-ciel ou violette pour arpenter les parcours balisés de lampions, puis brûlant sur le "grand-feu" ce qu’il avait adoré…

Noms d’oiseaux

Voici une devinette. Monsieur Lemaire et Madame Lalmand créent une entreprise d’informatique à Bruxelles. Comment vont-ils l’appeler? Infor-machin, Computer-bazar, e-Nette ou PC-cashing? Que nenni! Leur SPRL née le 6 février dernier a été baptisée "Le Merle Allemand"! N’est-ce pas merveilleux? On visualise très bien la séance de brainstorming au cours de laquelle les idées les plus saugrenues auront fusé, jusqu’à ce qu’un des deux fondateurs se résolve à prononcer à voix haute leurs deux noms en succession… Un ange aura passé, l’oiseau aura été identifié: affaire pliée.

Une bonne ambiance à Namur

L’ambiance au gouvernement wallon est aujourd’hui meilleure que sous la précédente législature. Signe de la (très?) bonne entente entre les ministres de l’exécutif régional, l’humeur plus détendue et sans stress du vice-président wallon, Jean-Claude Marcourt (PS) qui a amené certains de ses collègues à dire que le "nouveau Marcourt" est arrivé!

Il faut dire que la précédente législature était composée de trois partis politiques (PS, cdH, Ecolo) et que l’ancien vice-président, Jean-Marc Nollet (Ecolo), aujourd’hui chef de groupe au Parlement fédéral, avait, surtout au début de la législature tripartite, croisé le fer avec Jean-Claude Marcourt.

En 2009, pour montrer qu’il n’était pas là pour faire de la figuration, l’enfant terrible du parti écologiste n’avait pas hésité à défier son homologue socialiste en revendiquant l’immeuble qu’il occupait, place des Célestines à Namur, obligeant le Liégeois à déménager et à emmener ses collaborateurs de l’autre côté de la Meuse, à Jambes, rue Kéfer, 2.

Aujourd’hui, avec un gouvernement wallon, composé de deux partis (PS, cdH), les relations seraient plus cordiales. Jean-Claude Marcourt n’a pas récupéré son ancien cabinet, mais il serait plus à l’aise, dit-on. L’immeuble des Célestines est occupé, lui, par un autre vice-président, Maxime Prévot (cdH).

La bonne étoile d’Albert Frère

Le jour où Albert Frère officialisait, l’avant-veille de son 89e anniversaire, son souhait de lâcher les rênes du groupe GBL, René et Maxime Meilleur, chefs et propriétaires du restaurant La Bouitte à Saint Martin de Belleville (Savoie), obtenaient une 3e étoile au Guide Michelin.

Souvent accompagné de son ami Bernard Arnault, le patron du groupe LVMH, le magnat belge, client fidèle du duo fraîchement promu, aura donc tout loisir d’honorer les deux chefs de sa présence plus régulièrement encore qu’il ne le faisait jusqu’ici, n’hésitant pas à s’y rendre en hélicoptère depuis Courchevel où la famille Frère possède une énième résidence sur les hauteurs de Bellecôte.

Une fois encore, le patron belge a eu le nez fin puisque La Bouitte, entré au club très select des trois macarons de France (15 à ce jour), est la seconde table alpestre, après Flocons de Sel (Emmanuel Renaut) à Megève, à atteindre ce pic gastronomique.

"Le nouveau Marcourt est arrivé."
Des collègues du vice-président wallon

Un Bruxellois d’adoption dans un écrin de choix

Au début du mois, votre journal favori évoquait la nouvelle affectation d’un joyau architectural bruxellois, la Patinoire royale. L’un des deux artisans du projet n’était autre que Philippe Austruy. On en sait désormais un peu plus sur l’homme derrière ce nom…

D’origine française, Philippe Austruy (65 ans) a fait fortune dans l’hospitalisation privée et les maisons de retraite.

Il est notamment le fondateur de Générale de Santé et de Medidep en France et possédait déjà en 2003, lors de la cession de 29,3% de sa participation dans Medidep à Orpea, quelque 5.000 lits en propriété ou gestion.

Amateur de vignobles, il est aussi, avec son épouse Valérie Bach, amoureux des arts modernes et contemporains.

Sa collection de sculptures en plein air, installée depuis 2002 entre les 700 hectares d’oliveraies et de bois et les 80 hectares de vignes du domaine de la Commanderie de Peyrassol (Var), vaut le détour.

Bruxellois d’adoption depuis quelques années déjà, la 276e fortune française (en 2012 selon le magazine hexagonal Challenges) multiplie les projets immobiliers en vue autour de la place du Châtelain, à Ixelles.

Dès 2007, bien avant d’ouvrir le restaurant "Un jour à Peyrassol" (2012), il s’était offert un écrin de choix en rachetant l’ancienne "Patinoire royale", sise rue Veydt à Saint-Gilles.

L’espace construit en 1877 par Gérard Maréchal vient d’être rénové de fond en comble. C’est le bureau d’architecture de Jean-Paul Hermant qui s’est chargé des restaurations de structures et du gros-œuvre des murs classés depuis 1995. Il sera rejoint ensuite par l’architecte d’intérieur français Pierre Yovanovitch pour la mise en espace et la scénographie des circulations. L’inauguration de cet ensemble remarquable de plus de 1.200 m² idéalement logé est prévue le 31 mars prochain. Le commissariat de la première exposition, intitulée "La résistance des images" et programmée fin avril, a été confié à Jean-Jacques Aillagon. L’entrée sera gratuite, mais tout ou presque sera à vendre.

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