Les " Diables rouges " sacrifiés sur l'autel de la dette

L’adieu aux Diables Rouges ? Pour réduire la dette de l’Etat fédéral, le gouvernement imagine de vendre la marque, considérée actuellement comme un des derniers " bijoux de famille " de valeur du pays. Séisme en vue dans le monde du ballon rond.

Les Diables rouges n’iront pas au Brésil. En tout cas pas avec leur traditionnel nom de guerre. La raison ? Elle est simple: pour faire glisser la dette fédérale sous les 100% du PIB comme l’exige désormais l’Europe, le gouvernement Di Rupo réfléchit sérieusement à l’idée de vendre la marque " Diables rouges ", dont la cote ne cesse de grimper, au plus offrant.

L’idée a jailli dans la tête du Premier ministre Elio Di Rupo, mardi soir pendant Belgique-Macédoine. Coincé par la séance du conseil des ministres consacrée au contrôle budgétaire, il n’a pu vivre le match qu’à distance, rejoignant un stade Roi Baudouin comble uniquement pour vivre les dernières minutes du match.

On sait que, malgré la finalisation du contrôle budgétaire, le gouvernement réfléchit toujours à l’idée de vendre des " bijoux de famille " de l’Etat pour éponger la dette du pays. Mais cette fois, les possibilités s’amenuisent. Il reste bien Belgacom, la poste ou BNP Paribas. Mais l’unanimité ne sera jamais facile à obtenir. Alors que l’idée de vendre le célèbre label de notre équipe nationale a séduit tout le monde. Jusque dans les rangs de la N-VA où Bart de Wever n’a pas oublié qu’il a un œuf à peler avec le capitaine des Diables, Vincent Kompany, à propos d’un tweet toujours pas digéré.

Parmi les candidats acheteurs, on parle déjà du Qatar qui rafle tout ce qui se présente dans le domaine du ballon rond. En effet, mercredi, la légion d’honneur fraîchement accroché à la boutonnière, notre ministre des Affaires étrangères Didier Reynders aurait vanté la géniale idée à l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci lui aurait promis d’en parler illico à ses " amis " qataris.

Chargé de fixer le prix, Luc Coene, le gouverneur de la Banque Nationale, serait, dit-on, tenté de le faire grimper la somme à la valeur totale des joueurs qui composent l’équipe nationale, soit pas moins de 240 millions d’euros.

Mais nos diables partis dans les sables brûlant du Golfe, il faudra ensuite trouver une nouvelle marque de fabrique pour le dernier fleuron de la Belgique unitaire. " Ce sera en tout cas une belle opportunité de relancer l’économie du pays puisqu’il faudra relancer une gamme complète de produits dérivés (écharpes, bonnets, casquettes…) à la nouvelle image de l’équipe nationale ", estimait-on fin de semaine dans les couloirs du " 16, rue de la Loi ". L’idée serait ici d’imposer, fort logiquement, le " made in Belgium ".

Reste donc à trouver un nouveau nom à associer à la couleur rouge de notre maillot national. Appel sera fait, dit-on, à l’imagination de la population pour développer la nouvelle effigie. Les premières pistes semblent plutôt animalières : aigles (rouges après le noir…), bisons ou… lions évidemment ! Mais en tout cas pas de poissons ! Parce que les " poissons rouges " ça ne le fait décidément pas !

Comme la plupart des lecteurs l'auront compris, il s'agissait de notre poisson d'avril.

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