Les dossiers chauds de Koen Geens

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Koen Geens, le nouveau ministre des Finances, n’aura pas droit à un petit round d’observation: il plongera dès ce weekend dans un conclave budgétaire, au cours duquel il faudra trouver environ 2,5 milliards. Fatalement, une partie des moyens viendra de la fiscalité.

En dehors des mesures qui sortiront du conclave, le remplaçant de Steven Vanackere, Koen Geens aura face à lui les chantiers suivants:

Financement de l’économie. Il faudra concrétiser le lancement d’un emprunt populaire pour financer des investissements, prévu dans le budget 2013. Steven Vanackere avait aussi évoqué, en début d’année, une politique de soutien au capital-risque, à l’image des dispositions "Cooreman-De Clercq". Avec une réallocation des moyens affectés à la défiscalisation de la première tranche des intérêts des carnets d’épargne, contestée par l’Europe? Un dossier politiquement très sensible.

Banques. Les cotisations spécifiques du secteur financier apportent un milliard à l’État. Négocier les modalités de répartition des cotisations est donc toujours un beau défi pour le ministre.

Réforme fiscale. Sans parler de véritable réforme fiscale, la dernière note de politique générale de Vanackere prévoyait une simplification de la législation et des procédures fiscales. "Un exercice très large" (taux, base taxable, amendes…), précisait le ministre en annonçant le dépôt de propositions concrètes au Parlement pour avril 2013. Geens aura donc à peine un mois pour s’y préparer.

Administration. Le SPF Finances a lancé une rationalisation de ses bureaux, qui fait grincer des dents en zones rurales. Un dossier politiquement délicat à gérer (chaque élu défend "sa" circonscription). Et il faudra surtout préparer le basculement de pans entiers de l’administration fiscale vers les Régions, avec la 6e réforme de l’État. Un chantier gigantesque.

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