Les employés du secteur fruits et légumes au chômage

©BELGA

Plusieurs exportateurs belges de fruits et légumes ont demandé à l’Onem d’accorder le chômage économique à leurs employés. L’embargo russe pèse sur le secteur. Pour y faire face, certaines entreprises affirment n’avoir d’autre choix que de se passer d’une partie de leurs employés.

Face à l’embargo russe, certains exportateurs belges de fruits et légumes souhaitent mettre leurs employés au chômage économique. "Si nous n’obtenons pas le chômage temporaire pour nos ouvriers, nous n’aurons pas le choix: nous devrons licencier. Et quand la Russie ouvrira de nouveau ses frontières, nous ferons face à une pénurie de personnel", déclare un responsable d’entreprise qui préfère garder l’anonymat. Pour sa société d’exportation, la Russie représente un marché important. Il a donc demandé à l’Office national de l’emploi (ONEM) de pouvoir mettre la moitié de son personnel temporairement au chômage.

En une semaine, environ quatre ou cinq entreprises ont fait la même demande auprès de l’Onem pour un total d’une dizaine d’employés. "Demain, l’Onem va rendre sa décision et dire s’il approuve la demande", affirme Chris Botterman, responsable des affaires sociales auprès du Boerenbond, l’organisation agricole flamande. Les entreprises évoquent un cas de force majeur. Mais celui-ci répond à des conditions très strictes. L’Onem doit vérifier que l’embargo russe est de nature à peser sur l’activité des exportateurs belges des fruits et légumes. Il doit juger si cet élément est suffisant pour octroyer le chômage économique.

Gueule de bois

Le secteur, lui, évoque "une gueule de bois financière". "Nous voyons notre marché des exportations fondre. Nous sommes durement touchés par les sanctions infligées par la Russie", affirme Nele Cattor, porte-parole de la fédération des exportateurs Fresh Trade Belgium. "Dans le secteur des transports, beaucoup d’entreprises ont des contrats de leasing pour le transport par camions vers la Russie. Les camions ne sortent plus mais les entreprises continuent de payer", poursuit Nele Cattor.

Les exportations de produits alimentaires vers la Russie pesaient 202 millions d’euros l’an dernier, d’après la Fevia, la Fédération professionnelle de l’industrie alimentaire belge. Les estimations de KBC et la BNB sont encore plus hautes: 304 millions d’euros.

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