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"Les employeurs auront accès au taux de vaccination du personnel"

Selon le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, il serait intelligent, en attendant un taux de vaccination plus élevé, d'utiliser plus largement le Covid Safe Ticket. ©Photo News

Les grandes entreprises pourront recevoir, de manière anonyme, le pourcentage d'employés vaccinés, a affirmé le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke.

Le ministre était invité à l'émission De Zevende Dag. Il a confirmé que l'on travaillait sur la vaccination obligatoire pour le personnel des maisons de repos, des hôpitaux et pour les médecins. "Mais une période transitoire sera nécessaire. Nous invitons les maisons de repos et les hôpitaux à publier le taux de vaccination de leur personnel".

Les plus grandes entreprises hors secteur des soins pourront également demander le taux de vaccination de leur personnel.

Frank Vandenbroucke (Vooruit) a insisté sur l'importance d'une bonne qualité de l'air dans la lutte contre le covid. "Le temps de l'absence d'obligation est derrière nous. L'horeca, les salles de fitness, les salles de fête et les infrastructures sportives devront garantir une bonne qualité de l'air. La ventilation ou une technologie qui détruit le virus sera obligatoire".

Troisième dose

Il y a selon Frank Vandenbroucke deux raisons pour lesquelles il a été d'accord avec la suppression, au niveau fédéral, de l'obligation du port du masque dans l'horeca et les magasins: "la ventilation obligatoire et la garantie que la Région bruxelloise et la Wallonie maintiennent l'obligation du port du masque". En Flandre, où l'on retrouve le plus haut taux de vaccination, l'obligation du port du masque disparaîtra le 1er octobre.

Frank Vandenbroucke a encore dit qu'il existait des indications selon lesquelles une troisième dose était souhaitable pour les personnes habitant en maison de repos. "Je recevrai un avis là-dessus demain ou après-demain. L'occupant typique d'une maison de repos est fragile, âgé et a reçu son vaccin il y a déjà longtemps".

Le ministre veut également protéger les habitants des maisons de repos et les patients des hôpitaux en exigeant le Covid Safe Ticket (CST) pour les visiteurs.

"Je crois qu'il est légitime de demander, voire exiger, d'une personne non vaccinée de présenter une preuve de test négatif si elle veut entrer dans une discothèque, un restaurant…"
Frank Vandenbroucke
Ministre de la Santé

Peu de temps après, présent cette fois sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi), le ministre fédéral a appuyé la décision du gouverneur de Liège Hervé Jamar de rappeler aux habitants de sa province que le port du masque y reste obligatoire dans toute une série de situations, comme lors de visites au magasin ou d'activités en intérieur. "Mais ce n'est pas suffisant. Il faut reprendre des initiatives de vaccination", ajoute Frank Vandenbroucke. 

Covid Safe Ticket

Dans certaines communes fortement touchées par les inondations de la mi-juillet, les habitants ont eu d'autres chats à fouetter ces dernières semaines, mais des initiatives locales montrent qu'il y a encore un public prêt à se faire vacciner, a ajouté le ministre socialiste. Pour lui, il serait intelligent, en attendant un taux de vaccination plus élevé, d'utiliser plus largement le Covid Safe Ticket, entre autres en Wallonie où la couverture vaccinale est trop limitée.

Le gouvernement wallon en a discuté la semaine dernière et a demandé au RAG, le Risk Assessment Group, de lui remettre un avis. À Bruxelles, on sait déjà qu'une extension de l'usage du CST est prévue pour début octobre.

"Une question de solidarité"

Face aux non-vaccinés qui se sont offusqués des déclarations accusatrices du Premier ministre Alexander De Croo, vendredi, il tempère et développe: "Ce qu'il a dit, c'est que c'est un acte de solidarité de se faire vacciner. Et je crois qu'il est légitime de demander, voire exiger, d'une personne non vaccinée de présenter une preuve de test négatif si elle veut entrer dans une discothèque, un restaurant… Là aussi c'est une question de solidarité et de sécurité". 

Des spécialistes ont déjà estimé publiquement que les mots du Premier pourraient être contreproductifs. C'était le cas d'Olivier Luminet, professeur de psychologie de la santé à l'UCLouvain, auprès de la RTBF samedi. Le même Olivier Luminet a répété son message dimanche auprès de RTL-TVi.

Frank Vandenbroucke l'a rejoint sur un principe fondamental: "il faut expliquer" à la population, l'informer. "Le seul résultat sera le résultat de la conviction", a répété le socialiste flamand, admettant que ce sera encore "un travail de longue haleine". Mais ce qui compte "ce sont les résultats".

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