Les Gafa passeront à la caisse

Une taxe sur l'économie numérique rapporterait environ 100 millions d'euros par an. ©AFP

A défaut d'accord international pour taxer les géants du numérique, la Belgique avancera seule.

Parmi les nouvelles recettes qui figurent dans l’accord de gouvernement, il y a la taxation des géants du numérique (pour la plupart américains, tels Amazon, Facebook, Google, Apple, Netflix, Microsoft, etc.). "Une forme de taxation numérique doit voir le jour", peut-on lire dans le texte de la Vivaldi. Un accord international sera privilégié, soit au niveau européen soit au niveau de l’OCDE. A défaut, la Belgique avancera seule à partir de 2023 avec une taxe sur les services numériques.

Une telle taxe est discutée au niveau européen depuis plusieurs années. Sans succès jusqu’ici puisque les matières fiscales requièrent l’unanimité des Etats-membres. Certains d’entre eux, dont la Belgique, se disent dès lors prêts à avancer seuls s’il le faut. La France a été la première à concrétiser cette intention avant de faire marche arrière devant la menace de mesures massives de rétorsion brandie par l’administration américaine.

100
millions d'euros
Selon le cdH, une taxe sur les services numériques rapporterait 100 millions d’euros par an.

Les choses pourraient cependant s’accélérer avec la pandémie, qui a permis aux géants du numérique d’engranger de substantiels bénéfices. Comeos, la fédération du commerce, a demandé aux autorités belges de prélever auprès des Gafa de quoi aider les commerçants en difficultés. La députée cdH Vanessa Matz, soutenue par le PS, Ecolo et Défi, a déposé en juillet dernier un texte au Parlement. Selon le centre d’études du cdH, une taxe sur les services numériques rapporterait 100 millions d’euros par an.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés