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Les garçons aussi doivent être vaccinés contre le HPV

©shutterstock

Le KCE recommande d’étendre aux garçons la vaccination contre le papillomavirus humain.

Faut-il également vacciner les garçons contre le HPV, le papillomavirus humain? La réponse du KCE, le centre fédéral d’expertise des soins de santé, est oui.

Depuis 2010, les campagnes de vaccination visent uniquement les filles de 12 à 14 ans, afin de prévenir notamment le cancer du col de l’utérus. Cette vaccination rencontre beaucoup de succès en Flandre, où la couverture atteint 91%, moins en revanche en Wallonie et à Bruxelles, où seules 36 à 50% des jeunes filles sont vaccinées.

En 2017, le Conseil supérieur de la santé a remis à jour ses recommandations, en conseillant désormais de vacciner les filles et les garçons entre 9 et 14 ans. On a découvert en effet que le HPV est impliqué dans un nombre croissant de cancers de la gorge, y compris chez les garçons. Les autres cancers liés au HPV sont ceux de la vulve, du pénis et de l’anus.

La plupart des autres pays occidentaux suivent d’ailleurs la tendance qui est de vacciner.

Lobby anti-vaccin

Trois vaccins jugés "sûrs" par le KCE sont actuellement disponibles sur le marché: Cervarix, Gardasil et Gardasil 9.

S’ils sont efficaces pour prévenir la plupart des lésions précancéreuses liées au HPV, on ne dispose toutefois pas de données fiables sur la protection contre les cancers eux-mêmes, car le délai d’apparition d’un cancer est d’au moins 20 ans après l’infection par le virus.

Si le rapport coût efficacité de ces vaccins est jugé "favorable", le KCE estime que l’extension de la vaccination aux garçons est aussi une question d’équité, puisqu’on observe une progression des cancers liés au HPV chez les hommes.

"La question de l’acceptabilité est préoccupante, surtout en Wallonie."
Centre fédéral d’expertise des soins de santé

Le KCE s’inquiète en revanche des réticences que suscitent les vaccins en général dans le sud du pays. "La question de l’acceptabilité est préoccupante, (…) en particulier en Wallonie où le taux de couverture est faible et les lobbies anti-vaccins plus actifs."

Ce rapport du KCE était très attendu: les agences de santé des deux communautés devaient renouveler leurs appels d’offres pour l’achat de vaccins à la fin 2018. C’est pourquoi un rapport provisoire leur avait déjà été envoyé à la mi-octobre. Depuis lors, les deux communautés ont décidé d’étendre la vaccination contre le HPV aux garçons à partir de la rentrée de septembre 2019.

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