Les menaces qui pèsent sur les chèques-services

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Trois mille jobs seraient menacés en raison du ralentissement des titres-services. En janvier, on en a émis 2,2% de moins qu'un an plus tôt. A cause du prix?

On a émis en janvier 2014 214.463 titres-services de moins qu'à la même période en 2013 (-2,2%). Cette baisse est "inquiétante", pour la fédération professionnelle Federgon. "Si cette tendance se poursuit, 3.000 emplois seront menacés", indique le porte-parole de Federgon, Herwig Muyldermans, jeudi dans la Gazet van Antwerpen et le Belang van Limburg.

Pour une heure d'aide, il faut désormais débourser 9 euros. Il y a deux ans, le prix d'une heure s'élevait encore à 7,5 euros. Les conséquences se font sentir: en janvier, 9,6 millions de chèques ont été utilisés, soit 214.000 de moins qu'en janvier 2013.

"Ce recul est un signal important", estime Herwig Muyldermans. "La croissance semble passée. Nous appelons le gouvernement à ne plus appliquer de nouvelles hausses de prix." Une diminution de 2% de l'utilisation représente 3.000 emplois du secteur en danger.

La ministre de l'Emploi Monica De Coninck comprend les inquiétudes. "La croissance ne peut pas continuer à courir. Le problème concerne surtout les personnes isolées et plus âgées. 11% des utilisateurs de titres-services ont plus de 80%. Quand on a une petite pension, 9 ou 10 euros par chèque, c'est déjà trop. Nous n'avons en tout cas pas l'intention de laisser encore les prix augmenter."

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