Les ménages épargnent plus et investissent moins

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Le taux d'épargne des belges a encore augmenté pour atteindre 16,2% contre 15,9% un trimestre plus tôt.

Comme chaque trimestre, la Banque Nationale de Belgique (BNB) publie ses comptes non financiers trimestriels.

  • Taux d'épargne brut en hausse

Au cours du premier trimestre de 2013, le taux d’épargne brut a continué sa progression pour atteindre 16,2%, contre 15,9% un trimestre plus tôt.

En effet, le revenu disponible brut a augmenté de 0,9% principalement sous l’influence d’une hausse des rémunérations (+0,7%) et des revenus de la propriété (+0,2%). Les autres composantes du revenu disponible - revenus des indépendants, prestations sociales nettes des cotisations et impôts courants sur le revenu et le patrimoine – ont légèrement évolué en sens opposé avec, au total, un impact quasi nul sur le revenu disponible brut par rapport au trimestre précédent.

Avec une hausse de 0,5%, les dépenses de consommation finale ont évolué moins rapidement que le revenu disponible, si bien que le taux d’épargne des ménages a augmenté au cours du trimestre sous revue.

 

  • Diminution du taux d’investissement des ménages 

Le taux d’investissement des ménages s’est réduit à 9,3%, soit une diminution de 0,2 point de pourcentage par rapport au quatrième trimestre 2012. La tendance baissière enregistrée depuis le quatrième trimestre de 2010 ne s’interrompt donc toujours pas. Les dépenses d’investissement (c'est-à-dire les dépenses en construction et en rénovation de logements par les ménages ainsi que les investissements consentis par les indépendants) se sont contractées de 1,8% au cours du premier trimestre, alors que le revenu disponible augmentait de 0,9%.

  • Légère amélioration du taux de marge des sociétés non financières

Le taux de marge des sociétés non financières s’est légèrement accru pour se chiffrer à 36,8%, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport au quatrième trimestre 2012, trimestre au cours duquel il s’était sensiblement contracté. Ce taux de marge reste toutefois relativement faible avec un niveau similaire à celui observé à la fin de l’année 2009. En raison d’un léger recul de 0,1 % des rémunérations et des impôts nets des subventions, l’excédent brut d’exploitation a augmenté plus fortement que la valeur ajoutée brute des sociétés conduisant à l’amélioration du taux de marge au premier trimestre 2013.

  • Augmentation du taux d’investissement des sociétés non financières 

Le taux d’investissement des sociétés non financières, corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, s’est légèrement accru, se chiffrant à 22 % au premier trimestre de 2013. La progression de 0,3 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent s’explique par la plus forte hausse des investissements des sociétés non financières (+1,3 %) comparativement à l’augmentation de leur valeur ajoutée brute (+0,2 %) au cours du trimestre sous revue.

  • Surplus de l’économie belge en léger recul 

Les soldes sectoriels mesurent la capacité ou le besoin de financement de chacun des grands secteurs de l’économie (ménages, sociétés et administrations publiques).

Un solde positif signifie qu’après la prise en compte de l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses, le secteur considéré a la possibilité d’augmenter ses actifs financiers et /ou de réduire ses engagements financiers.

A l’inverse, un solde négatif témoigne de la nécessité pour le secteur de vendre certains de ses actifs et/ou d’accroitre son endettement afin de pouvoir financer ses opérations non financières.

Le solde des administrations publiques s’est sensiblement amélioré par rapport au trimestre précédent, passant de -5,6 % du PIB à -3,6 %. Il s’agit d’un effet mécanique car le quatrième trimestre de 2012 avait été négativement influencé par la recapitalisation du holding Dexia. Ce phénomène joue aussi (en sens inverse) au niveau de la nette dégradation du solde des sociétés qui est revenu à 0,3 % du PIB au trimestre sous revue, contre de 2,9 % du PIB au quatrième trimestre de 2012.

Au total, l’économie belge – tous secteurs confondus – a dégagé un solde positif de 0,2% du PIB au cours du premier trimestre de 2013, soit un niveau légèrement inférieur par rapport au 0,3% du PIB enregistré un trimestre plus tôt.

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