Les missions princières coûtent moins cher

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L’Agence du commerce extérieur a un solde positif de 334.236 euros pour ses activités en 2013. C’est le résultat d’une baisse des coûts d’organisation des missions princières qui ont chuté de 8% à 627.803 euros en 2013.

L’Agence (belge) du commerce extérieur (ACE) a bien mené sa barque en 2013. Selon les éléments dont nous avons eu connaissance, elle a affiché un solde créditeur positif de 334.236 euros l’an dernier contre 34.564 euros en 2012. En définitive, l’Agence a enregistré des recettes pour un total d’environ 5,5 millions d’euros (5.476.908 euros) et réalisé des dépenses pour 5,14 millions (5.142.672 euros). Cette belle performance s’explique notamment par un contrôle des dépenses et une baisse des coûts d’organisation des missions économiques princières. "Les coûts d’organisation des missions sont morcelés entre différentes autorités. Mais les dépenses à notre charge ont diminué en 2013 parce que des autorités locales ont pris certains frais à leur compte (Afrique du sud, Angola) pour environ 31.000 euros et que la réception organisée en Inde a été sponsorisée par les entreprises pour environ 70.500 euros", nous a confié Fabienne L’Hoost, directrice générale adjointe de l’Agence.

Il ressort en effet des comptes que les quatre missions organisées en 2013 (Thaïlande, USA, Angola-Afrique du sud, Inde) ont coûté 627.803 euros, alors qu’un an plus tôt les dépenses pour les missions princières étaient de 680.505 euros, soit une baisse de 7,74%. Lors de l’adaptation du budget début décembre 2013, les dirigeants se montraient encore très prudents en fixant leur prévision de solde positif à 107.784 euros.

Annulation de la mission en Russie

Il faut dire que les rémunérations du personnel ont chuté de près de 26.000 euros en 2013 à 2,072 millions par rapport à 2012. Les charges sociales légales sont, elles, passées de 763.662 euros en 2012 à 743.283 euros en 2013.

La réduction des charges s’explique par un remplacement de collaborateurs à une échéance plus tardive que prévu et à un barème moins élevé que leurs prédécesseurs. L’ACE occupait au 31 décembre 2013 40 personnes, elle respecte donc son obligation légale de ne pas dépasser 50 collaborateurs.

Les recettes de l’Agence sont, en grande partie, constituées des dotations versées par les différents niveaux de pouvoir. L’an dernier, elle a perçu un total de 5.287.784 euros dont 2,721 millions du gouvernement fédéral, 734.000 euros de la Région wallonne, 233.784 euros de Bruxelles et 1,599 million de la Région flamande. Par rapport à 2012, la dotation fédérale a diminué de 49.000 euros et celle de la Flandre, de 9.000 euros. Les dirigeants de l’ACE notent que les dotations ont commencé à baisser dès 2010 et, par rapport à 2009 (5.990.071 euros), elles ont chuté de plus de 700.000 euros.

À titre exceptionnel, l’ACE n’organisera que trois missions princières cette année. Celle prévue début juin en Russie a été annulée, en raison de l’indisponibilité des ministres (élections du 25 mai obligent). L’annulation avait été décidée avant même que n’éclatent les événement d’Ukraine impliquant la Russie, aujourd’hui mise au ban par les pays européens. Après l’Arabie Saoudite en mars, il reste donc les missions en Colombie et Pérou en octobre ainsi qu’en Malaisie et Singapour en novembre.

800 faillites de sociétés exportatrices

L’ACE tient à jour le fichier des entreprises belges et luxembourgeoises exportatrices. Son rapport d’activités 2013 indique qu’à fin décembre 2013, la banque de données comportait près de 23.200 entreprises inscrites dont 51% d’entreprises flamandes, 33% de wallonnes, 16% de bruxelloises et 1% de luxembourgeoises. Elle a enregistré plus de 1.500 nouvelles inscriptions en 2013.

L’an dernier, l’ACE a recensé près de 800 mises en inactivité d’entreprises du fichier (faillites).

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