Les négociations salariales toujours dans l'impasse

Le président du Groupe des Dix, Bart De Smet (photo), a reçu une lettre du ministre Dermagne l'invitant à relancer les discussions entre patrons et syndicats. ©saskia vanderstichele

Les négociations salariales restent au point mort. Syndicats et employeurs s'égratignent par presse interposée, tandis que le ministre de l'Economie Dermagne tente de rapprocher leurs points de vue.

Le compteur tourne... Depuis la publication du rapport du Conseil central de l'économie sur la marge salariale disponible, 20 jours se sont écoulés. En vertu de la loi, il en reste donc environ 40 aux partenaires sociaux pour parvenir à un accord sur les salaires. On en est loin, très loin.

2
Mois
À dater de la publication du rapport du Conseil central de l'économie, les partenaires sociaux disposent de deux mois pour parvenir à un consensus sur la norme salariale.

Après une première réunion avec les employeurs le 18 janvier, les syndicats avaient claqué la porte, estimant des négociations basées sur une marge de 0,4% vouées à l'échec. Depuis lors, la situation n'a que peu évolué: les deux bancs campent sur leurs positions et s'écharpent par presse interposée.

Extrême discrétion

En coulisses, le ministre de l'Economie, Pierre-Yves Dermagne (PS), tente de rapprocher les points de vue. Selon nos informations, le socialiste a rencontré les syndicats mardi et les représentants des employeurs mercredi. Le message qu'il leur envoie est clair: "remettez-vous à table" afin de discuter des salaires, mais aussi de la répartition de l'enveloppe bien-être. Ce propos, il l'a répété dans une missive, adressée au président du Groupe des Dix (G10), Bart De Smet.

"Les syndicats ont demandé un temps mort avant de commencer le match."
Une source proche du banc patronal

"Les syndicats ont demandé un temps mort avant de commencer le match. Il n'y a pas encore eu de négociations et donc pas de raison que le gouvernement intervienne autrement", nous glisse une source proche du banc patronal. Du côté des syndicats, on reste discret. "Pour l'instant, rien n'a changé. Nous attendons une éventuelle initiative du président du G10 par rapport à laquelle nous nous positionnerons la semaine prochaine", lâche un responsable.

En bref: tout le monde se regarde en chiens de faïence, mais personne ne bouge. En attendant, le compteur tourne toujours...

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