Les pensions des fonctionnaires rabotées

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Les négociations sur le contrôle budgétaire sont toujours en cours ce vendredi. Jeudi, un vent d'optimisme avait soufflé sur ces tractations mais des crispations sont ensuite apparues et le Premier ministre Charles Michel a dû organiser des réunions bilatérales.

L’équipe de Charles Michel progressait hier soir vers la finalisation de son conclave budgétaire. Un accord est ainsi intervenu, selon nos informations, en ce qui concerne les pensions des fonctionnaires, qui seront diminuées. Une des options envisagées par le gouvernement consisterait à ne plus considérer les années d’études des fonctionnaires comme des années de travail, pour le calcul de leurs pensions. Les fonctionnaires concernés devront donc travailler plus longtemps s’ils ne veulent pas que leur pension soit rabotée.

Pour le reste, des propositions sont sur la table et il reste aux négociateurs à veiller aux équilibres. Les ministres refusaient toutefois de s’enfermer dans un calendrier précis.

En plus du contrôle budgétaire classique, l’équipe Michel planche également sur certaines réformes en matière d’emploi prévues par l’accord de gouvernement. Il s’agit de continuer le travail en matière de pensions mais aussi d’entamer la réforme du marché du travail. Il est question de rendre la semaine horaire de travail plus flexible, d’envisager un budget mobilité et de prendre d’autres mesures pour encourager le retour sur le marché du travail des personnes en incapacité.

De quoi susciter des craintes du côté syndical. La FGTB a dit avoir le sentiment que le gouvernement tentait de "réduire la concertation sociale à un minimum" voire "carrément de la supprimer".

Va-t-on récupérer les heures sup' en primes?

38 heures
Le gouvernement voudrait introduire une plus grande flexibilité dans les contrats de travail de 38 heures par semaine.

Actuellement, les contrats de travail reposent sur des horaires-semaine, généralement de 38 heures. Ce principe sauterait de manière à permettre une plus grande flexibilité: on dépasserait les 38 heures par semaine durant les pics de production (jusqu’à un plafond horaire/semaine) et on pourrait passer en-dessous durant les moments de moindre production. Le quota d’heures annuelles ne changerait pas.

Les propositions iraient également dans le sens d’une modification de la comptabilisation des heures supplémentaires moyennant un cadre général permettant de les récupérer en primes plutôt qu’en jours de congé.

Un autre dossier s’est invité à la table des négociateurs: le soutien aux secteurs économiques en difficulté après les attentats. "Il y a par exemple l’hôtellerie, le domaine culturel théâtres, musées, salles de spectacle , singulièrement à Bruxelles. Au delà, il y a également le secteur du transport. L’idée est d’intervenir sans que cela ne grève considérablement le budget, à l’instar de ce qui avait été entrepris à la suite de la crise bancaire: voir la situation au niveau du chômage économique, envisager de nouveaux reports de charges…", a expliqué le vice-Premier ministre MR Didier Reynders.

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