Les prévisions d'embauche se heurtent à la pénurie

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Les perspectives d’embauche au sein des entreprises ne cessent de grimper depuis presque deux ans. Le baromètre Manpower en atteste. Mais des pénuries de main d'oeuvre s'annoncent dans certains secteurs.

La prévision nette d’emploi, qui fait la balance entre les employeurs disant vouloir embaucher et ceux déclarant vouloir licencier n’a jamais été aussi haute depuis le début de l’année 2017. Elle atteint, pour le 4e trimestre 2018, 6 points sur l’échelle des prévisions. Elle était à 2 points sur l’échelle au 1er trimestre 2017.

Bruxelles affiche la plus forte progression, passant de -2 début 2018 à +7.

Une nouvelle d’autant plus positive pour le marché du travail que la tendance traverse tous les secteurs: seul le secteur de l’énergie échappe à l’optimisme ambiant des recruteurs, les neufs autres secteurs identifiés par Manpower étant dans le vert, avec la construction en tête.

Pareil pour les Régions: toutes sont logées à la même enseigne, la Région bruxelloise étant celle où les perspectives sont les plus positives: +7 points, contre 6 points en Région wallonne et 5 points en Flandre. Bruxelles affiche aussi la plus forte progression, passant d’une perspective négative de -2 en début d’année à +7.

Cet optimisme général est néanmoins tempéré par Philippe Lacroix, le directeur de ManpowerGroup BeLux. Il se demande notamment où les entreprises trouveront les candidats qu’elles cherchent, sachant les problèmes de pénuries de main-d’œuvre que le marché du travail rencontre dans certains secteurs. "Un employeur sur trois déclare être affecté par la pénurie de talents. La question sera de savoir si les 28 mesures du jobsdeal seront à même de réduire le fossé entre l’offre et la demande d’emploi. On peut s’attendre à un accroissement de la guerre des talents."

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