Lire aussi: Réforme de l'Etat, le compromis se dessine

Bart De Wever, président de la N-VA

Bart De Wever aurait accepté que l'on s'en tienne au paquet de transfert de compétences actuellement sur la table. Les francophones ont en effet refusé d'aller plus loin dans le transfert, mais font malgré tout un dernier geste. L'approfondissement de la responsabilisation des régions face à ces nouvelles compétences a dès lors été mis sur la table. Eluio Di Rupo poursuivra ce mardi les discussions via des contacts bilatéraux.

La nouvelle réunion de négociation entre les sept partis francophones et flamands sur les transferts de compétence à réaliser dans le cadre d'une réforme de l'Etat s'est terminée ce lundi soir sur une note positive. Les négociateurs poursuivront leur travail des mardi via des contacts bilatéraux. D'après les informations qui ont filtré, il semblerait que le paquet des compétences qui pourraient être transférées par l'Etat fédéral aux entités fédérées ne sera pas élargi, comme l'espéraient le CD&V et la N-VA. Les francophones estiment en effet avoir fait suffisamment d'avancées.

Afin de satisfaire aux demandes venues du nord du pays, les négociateurs discuteraient maintenant d'un approfondissement de la responsabilisation des régions face à ces nouvelles compétences. Bart De Wever aurait annoncé qu'il acceptait ce compromis, qui ne concerne pas le dossier BHV. La N-VA a néanmoins démenti ce fait, qualifiant l'information de "non-sens".

La discussion aurait alors rebondi avec des demandes formulées par d'autres formations, notamment en ce qui concerne la révision de la loi de financement. Il s'agit-là aussi d'un sujet très délicat pour les francophones. "Après la loi de 1989, il a fallu deux réformes de l'Etat pour rattraper les idioties commises à l'égard des francophones. Dès lors ceux-ci n'abordent la révision de cette loi qu'avec des pincettes", commentait un proche de la négociation.

Alors qu'on se montrait très pessimiste avant le début de la réunion plénière, l'espoir semblait reprendre un peu de poil de la bête en début de soirée.  Certains voyaient en effet un bon signe dans le fait que les discussions sont toujours en cours. "Avant le début de réunion, on croyait que ce serait fini en une heure. Peut-être que M. De Wever a pris conscience que les Francophones n'iront pas plus loi", commentait-on à bonne source.

La négociation avait été interrompue dans la nuit de dimanche à lundi sur le constat que pour la N-VA que les propositions n'offrent pas suffisamment d'avancées dans deux domaines, alors que du côté francophone, on disait ne pas pouvoir aller plus loin sans toucher au périmètre défini par le préformateur Elio Di Rupo. "Si on va plus loin, on négocie tout-à-fait autre chose", disait un proche de la négociation.

Pour la N-VA, la Flandre ne disposait pas d'assez d'instruments pour mener la politique demandée par l'électeur flamand. D'autre part, la responsabilisation financière des entités fédérées est insuffisante.  

La N-VA considère qu'elle est en droit d'avoir d'importantes exigences en raison de son résultat électoral et part du principe que le CD&V s'aligne sur ses positions. N-VA et CD&V représentent ensemble 44 sièges à la Chambre (27+17) alors que sp.a et Groen! ne représentent que 18 sièges (13+5).

 

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