Négociations fédérales: Magnette et De Wever abandonnent leur mission

Bart De Wever et Paul Magnette doivent retourner voir le Roi lundi. Il semble qu'ils rendront leur tablier, faute d'avancées... ©BELGA

Paul Magnette et Bart De Wever n'arrivent plus à avancer dans leur mission, faute d'avoir pu amadouer suffisamment soit les verts soit les bleus. Ils vont rendre leur tablier, entend-on.

Atmosphère "glaciale" ce matin à la réunion entre les deux préformateurs royaux et les libéraux. Le rendez-vous prévu entre les Verts et le tandem Magnette/De Wever est, lui, annulé et aucune autre date n'est fixée. Ça sent le bout de course.

Les missionnaires royaux sont attendus au Palais lundi pour faire état de l'avancement de leurs travaux. On dirait bien qu'ils n'ont pas pu avancer.

Vers une démission

La situation, déjà difficile, s'est envenimée jeudi, lorsqu'un communiqué commun des bleus (MR et Open Vld) et des verts (la famille Ecolo-Groen) a semé le trouble. Ces partis s'insurgeaient contre le projet institutionnel des deux hommes et demandaient de la clarté quant à leur choix pour compléter le quintet (le PS, le sp.a, la N-VA, le CD&V et le cdH, 69 sièges sur les 150 de la Chambre) déjà (pré)formé pour construire un gouvernement. Ils expliquaient "refuser de prendre part à une surenchère qui les dresse l'un contre l'autre".

Selon plusieurs médias, les deux formateurs arrêteraient leur mission. Ils rendraient leur démission au Roi lundi, avec le message de laisser la main aux libéraux et aux écologistes. Le PS n'a pas encore répondu à notre demande de confirmation.

D'après Belga, le tandem serait prêt à jeter l'éponge dès ce vendredi, mais il faudra attendre lundi car le Roi n'est pas disponible dans l'immédiat.

Si la balle retombe dans un autre camp, on imagine bien qu'après cet épisode, rassembler les libéraux et les socialistes, dans une coalition Vivaldi par exemple, sera plus difficile qu'avant... alors que le PS et la N-VA ont, eux, montré qu'ils pouvaient trouver un terrain d'entente. Retour à la case départ? Non, juste un déplacement sur une autre case de ce qui ne devrait pas être un jeu.

Négocier sur quoi?

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a expliqué son point de vue sur la Une (RTBF): "À partir du moment où une note ne peut pas évoluer, comment voulez vous convaincre des partenaires d'y entrer? Nous sommes d'accord pour faire des compromis et que l'équilibre entre PS et N-VA n'est pas simple... Mais nous ne pouvons pas entrer dans un gouvernement en n'ayant aucun point qui nous semble important."

Georges-Louis Bouchez: "Nous ne pouvons pas entrer dans un gouvernement en n'ayant aucun point qui nous semble important." ©Kristof Vadino

De son côté, le président des libéraux flamands, Egbert Lachaert, a déclaré sur la VRT: "Il reste du temps jusqu'au 17 septembre. On a l'impression qu'il y a une sorte de forcing en ce moment. Nous sommes encore qu'aux préliminaires avant une véritable décision en septembre puisque, alors, un vote de confiance pour le gouvernement de Wilmès sera à l'ordre du jour..." Rappelons que ce gouvernement minoritaire avait reçu la confiance sur base d'une mission "corona-kill". Et le PS accuse le MR de vouloir prolonger au maximum cette équipe dans laquelle le poids de ses ministres, cinq, est important.

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