Magnette préconise une stratégie de relance dès à présent

©BELGA

Pour le président du Parti Socialiste, la Belgique ne peut pas se permettre d’attendre le mois de septembre pour l'adoption rapide d'une stratégie fédérale de relance.

Le président du Parti socialiste Paul Magnette a plaidé samedi matin devant le kern élargi pour l'adoption rapide d'une stratégie fédérale de relance à hauteur de 10% du PIB pour sortir le pays de l'ornière économique creusée par la crise sanitaire.

Citant en exemple les mesures énergiques que l'Allemagne, la France, les Pays-Bas ou encore les pays scandinaves viennent d'adopter pour rebooster leur économie, Paul Magnette estime que la Belgique ne peut rester à la traîne.

Si le pays a adopté depuis la mi-mars une série de mesures d'urgence (chômage économique, droit passerelle...), cela ne pourra suffire face à la crise qui se profile, selon lui.

Ne pas attendre un nouveau gouvernement

"Il faut passer à la vitesse supérieure. On ne peut pas attendre qu'un nouveau gouvernement (fédéral) soit formé. Sinon, on risque de connaître une récession plus forte que les pays voisins. Et l'impact risque d'être encore plus grand quand on sait que nos entreprises nationales sont souvent en concurrence directe avec des entreprises de ces pays voisins."

Pour le président du PS, ce "paquet global", qui pourrait représenter 10% du PIB, devrait être composé de mesures ciblées pour soutenir l'horeca, le tourisme, la culture et l'événementiel, autant de secteurs lourdement touchés par les mesures de confinement.

Pouvoir d’achat

En plus de cela, M. Magnette revient avec sa proposition de la semaine dernière d'un soutien au pouvoir d'achat des particuliers pour relancer l'économie nationale, et défend dans la foulée un vaste plan d'investissements publics dans la mobilité, les infrastructures, les économies d'énergie.

"Je vois que chaque parti politique élabore aujourd'hui son propre plan (de relance). Moi, je dis ‘mettons-nous à table et discutons-en!’".

Le président du PS balaie d'emblée l'argument selon lequel un plan de cette ampleur ne pourrait être mis en œuvre que par un gouvernement fédéral de plein exercice.

"Bien sûr, il faut travailler à la formation d'un nouveau gouvernement. Mais la situation (économique) ne nous permet pas d'attendre. Si on attend fin septembre, ce sera trop tard...", juge Paul Magnette qui redoute des faillites en cascade en cas d'inaction politique.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés